les cadres du parti mettent en avant le bilan sanitaire
La réforme du système de santé et la consolidation de l’État social ont été au cœur d’une rencontre organisée par le Rassemblement national des indépendants (RNI) avec des professionnels du secteur. L’événement a été marqué par les interventions de plusieurs figures du parti venues défendre le bilan des réformes engagées ces dernières années et évoquer les perspectives à venir.
Parmi les intervenants figuraient notamment Mohamed Chaouki, président du RNI, ainsi que Amine Tehraoui et Nadia Fettah Alaoui, tous deux membres du bureau politique du parti. À travers leurs interventions, ils ont mis en avant les transformations engagées dans le secteur de la santé et souligné leur rôle dans la construction progressive de l’État social au Maroc.
Les échanges ont également permis d’aborder plusieurs aspects liés aux politiques publiques dans le domaine sanitaire, notamment la généralisation de la protection sociale, le renforcement des infrastructures hospitalières et l’amélioration de l’accès aux soins.
Mohamed Chaouki appelle à consolider les réformes engagées
Dans son intervention, Mohamed Chaouki a insisté sur l’importance du secteur de la santé dans les politiques sociales menées au Maroc. Selon lui, ce domaine constitue aujourd’hui l’un des piliers essentiels de l’État social et un levier fondamental pour garantir la dignité des citoyens.
Le président du RNI a également salué les réformes engagées ces dernières années sous la direction du gouvernement conduit par Aziz Akhannouch. Pour lui, ces transformations ont permis de poser les bases d’une réforme structurelle du système de santé et de renforcer les mécanismes de protection sociale au Maroc.
Dans ce contexte, Mohamed Chaouki a souligné que le pays est désormais entré dans une nouvelle phase, marquée par la nécessité d’évaluer les réformes entreprises et d’en consolider les acquis. Selon lui, l’objectif est désormais de renforcer l’impact concret de ces transformations sur la vie quotidienne des citoyens.
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Il a également insisté sur l’importance d’associer davantage les professionnels du secteur à la réflexion autour de l’avenir du système de santé. D’après lui, les réformes ne peuvent produire des résultats durables que si elles s’appuient sur l’expertise et l’expérience des acteurs de terrain.
Dans cette perspective, le président du RNI a plaidé pour un dialogue permanent entre les responsables politiques, les professionnels de la santé et les citoyens, afin d’identifier les défis persistants et de proposer des solutions adaptées aux besoins du système sanitaire.
Amine Tehraoui met en avant les avancées de la réforme sanitaire
Prenant la parole à son tour, Amine Tehraoui est revenu en détail sur les transformations engagées dans le système de santé ces dernières années. Selon lui, les réformes entreprises constituent une étape importante dans la construction de l’État social et dans la consolidation du droit d’accès aux soins pour les citoyens.
Il a notamment évoqué l’ampleur de la réforme législative qui a accompagné cette transformation. Au total, plusieurs centaines de textes réglementaires et législatifs ont été adoptés afin de restructurer le secteur et de mettre en place un nouveau cadre institutionnel.
Parmi les avancées majeures citées figure la généralisation de la protection sociale. Selon les données présentées lors de cette rencontre, le taux de couverture sanitaire aurait atteint près de 88% de la population marocaine en 2025, soit environ 32 millions de bénéficiaires.
Amine Tehraoui a également souligné l’augmentation du budget consacré au secteur de la santé. Celui-ci est passé d’environ 20 milliards de dirhams en 2021 à plus de 42 milliards de dirhams prévus pour 2026, ce qui représente une progression importante des moyens alloués à ce secteur.
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Cette hausse des ressources financières a permis de lancer plusieurs projets d’infrastructures hospitalières dans différentes régions du Royaume. Plusieurs centres hospitaliers universitaires ont été ouverts ou sont en cours de construction, tandis que de nombreux hôpitaux provinciaux et régionaux font l’objet de programmes de réhabilitation.
Le renforcement des centres de santé de proximité constitue également un axe majeur de cette réforme. Plus de 1.400 structures de soins primaires ont ainsi été rénovées ou modernisées, dont une grande partie dans les zones rurales ou éloignées, afin d’améliorer l’accès aux services de santé pour les populations.
Parallèlement, le secteur a connu un renforcement des ressources humaines. Le nombre de professionnels de la santé a augmenté de manière significative ces dernières années, passant d’environ 45.000 à près de 59.000 entre 2020 et 2025. Des recrutements supplémentaires sont également prévus afin de répondre aux besoins croissants du système.
Nadia Fettah Alaoui insiste sur l’investissement dans le capital humain
Intervenant à son tour, Nadia Fettah Alaoui a replacé ces réformes dans une perspective plus large liée à la transformation du modèle social marocain. Selon elle, le chantier de la protection sociale constitue l’une des évolutions sociétales les plus importantes engagées par le pays ces dernières années.
Elle a rappelé que la santé représente un élément central dans cette transformation, soulignant que l’amélioration des services sanitaires participe directement au renforcement de la cohésion sociale et au développement du capital humain.
La responsable politique a également insisté sur la nécessité de considérer les dépenses consacrées à la santé comme un investissement stratégique plutôt que comme une simple charge budgétaire. Selon elle, le développement des politiques sociales nécessite des ressources importantes, mais celles-ci doivent être perçues comme un levier de développement pour l’ensemble du pays.
Dans ce cadre, Nadia Fettah Alaoui a souligné le rôle de la croissance économique et de l’investissement dans le financement durable des politiques publiques. Pour elle, le renforcement de l’État social dépend également de la capacité de l’économie nationale à générer des ressources permettant de soutenir ces programmes.
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Elle a également évoqué l’importance de développer davantage les politiques de prévention et de renforcer la lutte contre les maladies chroniques, tout en poursuivant les efforts visant à améliorer l’accès aux soins et la qualité des services de santé.
Enfin, elle a mis en avant le rôle des femmes dans les secteurs économiques et sociaux, estimant que leur participation active constitue un facteur essentiel pour le développement du pays et pour la réussite des politiques publiques.
À travers ces différentes interventions, les responsables du RNI ont ainsi cherché à mettre en avant les réformes engagées dans le domaine de la santé et à souligner leur contribution à la construction de l’État social. Les échanges ont également permis de mettre en lumière les défis qui restent à relever afin de renforcer l’efficacité du système sanitaire et d’améliorer les services destinés aux citoyens.
Source de l’article : Lebrief



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