Le Super Huit le plus fort de l’histoire : le Maroc n’a plus droit à l’erreur

C’est un « Super Huit » qui s’annonce. Le plateau des quarts de finale est sans doute le plus relevé de l’histoire de la compétition : sept anciens vainqueurs sont encore en lice et, pour la première fois, les huit équipes présentes figurent dans le top 10 du classement africain de la FIFA. Dans cette arène de gladiateurs, le Maroc, pays hôte et favori, avance avec une cible dans le dos.

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Mais l’ennemi n’est pas seulement en face. Malgré la qualification, une certaine fébrilité entoure la sélection nationale. Lors du huitième de finale contre la Tanzanie au stade Prince Moulay Abdellah, des sifflets ont visé le sélectionneur Walid Regragui. Une réaction surprenante au vu de son bilan (seulement 4 défaites en 46 matchs), mais qui traduit une frustration grandissante sur le style de jeu.

Pourquoi tant de sévérité ? Le public marocain, conscient du talent exceptionnel de la génération actuelle, reproche au coach sa prudence tactique. Les comparaisons fusent avec l’équipe B qui a remporté la Coupe Arabe en décembre sous la direction de Tarik Sektioui. Cette formation avait séduit par son football offensif et décomplexé, un style que les supporters réclament désormais pour les A, jugés trop « nerveux et ternes » depuis le début du tournoi.

Sur le papier, le Cameroun est peut-être le pire tirage possible pour ce Maroc en quête de certitudes. Les Lions Indomptables reviennent de loin. Arrivés en plein chaos administratif — marqué par le bras de fer entre Samuel Eto’o et le ministère des Sports —, ils ont trouvé une alchimie inattendue.

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Sous les ordres de David Pagou, l’équipe pratique un football direct, dynamique et, surtout, joue sans aucune pression. Contrairement au Maroc qui porte le poids de tout un peuple, le Cameroun avance libéré. Pour la deuxième nation la plus titrée du continent, ce statut d’outsider déterminé, insensible à l’ambiance partisane des stades marocains, en fait une menace mortelle pour les ambitions de Walid Regragui.

Source de l’article : Bladi.net