Le Sénégal premier qualifié pour les demi-finales de la CAN après sa victoire contre le Mali
Sur la pelouse détrempée de Tanger, El-Hadji Diouf a un immense sourire et congratule un à un ses jeunes héritiers. L’ancien attaquant des Lions est bien le seul sur le terrain à ne pas avoir le corps fourbu, abîmé par les duels et les coups. Le Sénégal a triomphé du frère et rival malien par le plus petit des écarts, au terme d’une rencontre marquée par la volonté de remporter le rapport de forces physique.
Le Mali du revenant Hamari Traoré, capitaine déchu, a voulu emmener la rencontre sur ce terrain-là, en tout cas, et le Sénégal a riposté par une palette plus fournie, les arabesques d’Illiman Ndiaye, au début et à la fin de l’action du but, complétant l’intensité mise par des Kalidou Koulibaly et des Pape Gueye.
L’ancien attaquant de l’OM a logiquement ouvert le score (27e), et si le Sénégal s’est fait un peu peur en ne le doublant pas, il a mérité, largement, sa qualification pour les demi-finales. Les Sénégalais retrouveront le vainqueur du quart entre l’Égypte et la Côte d’Ivoire. La rencontre aura lieu mercredi à 18 heures.
L’homme du match : Djigui Diarra, le froid puis le show
Héros de la séance de tirs au but face à la Tunisie, le 4 janvier, le petit gardien malien a vécu une soirée contrastée. Le but du Sénégal est clairement pour lui, il n’arrive pas à capter proprement un centre du tonique Krépin Diatta (27e), et Iliman Ndiaye, à l’affût, a pu délivrer son équipe. Ensuite, Djigui Diarra, qui officie dans le club tanzanien des Young Africans, a repoussé tous les assauts des Sénégalais, les empêchant de breaker.
Il a ainsi sorti une frappe d’El Hadji Malick Diouf (45e+2), avant de sortir le grand jeu quand son équipe a été réduite à dix. En seconde période, il a ainsi détourné les tirs de Gana Gueye (49e) et Sadio Mané (66e, 90e+6), il a écoeuré à deux reprises Pathé Ciss, sur une tête sur corner (67e) puis un face-à-face (76e). Il a enfin effleuré une sublime reprise de Lamine Camara, juste assez pour la mettre sur son poteau (90e+2).
Le fait du match : Yves Bissouma voit rouge
En peu de temps, le capitaine malien a pris deux avertissements logiques pour des interventions en retard, sur Sadio Mané (23e) et Gana Gueye (45e+3). Cela résume son tournoi, d’une certaine façon. Il a manqué de rythme, la faute à un temps de jeu inexistant à Tottenham, il a essayé de compenser par de la détermination et de l’agressivité, mais cela a impacté clairement sa lucidité – il avait déjà manqué son tir au but en huitième de finale contre la Tunisie.
Cela a aussi reflété le jeu trop rustique du Mali. Le sélectionneur Tom Saintfiet n’a pas dérogé à sa sacro-sainte règle des cinq milieux défensifs (voire relayeurs, soyons fous…) pour épauler le seul offensif, Lassine Sinayoko. Celui-ci a essayé en début de rencontre, avant de plonger, seul face aux colosses adverses. Et comme face à la Tunisie, après une nouvelle entame de bouchers-charcutiers, le Mali a semblé plus libéré, plus alerte, à 10 contre 11, avec l’entrée gourmande de Nene Dorgeles (55e). Les Aigles ont eu deux belles occasions de revenir à 1-1, Édouard Mendy s’est interposé devant Lassana Coulibaly (48e) et Abdoulaye Diaby, à la réception d’un coup-franc (57e).
Source de l’article : L'Équipe



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