Le rôle de l’agriculture dans l’élan économique du Maroc selon la Banque mondiale

Le dernier rapport Global Economic Prospects de la Banque mondiale, publié en janvier 2026, met en lumière une reprise modérée mais significative de l’économie marocaine, portée notamment par une amélioration de la production agricole après plusieurs années de contraintes climatiques sévères. Alors que le rapport global se concentre sur les grandes tendances macroéconomiques mondiales, il inclut également des projections régionales qui confirment que la croissance des économies du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA), dont le Maroc fait partie, devrait se renforcer progressivement au cours de 2026-2027. Ce contexte régional améliore les perspectives pour les secteurs productifs, agriculture comprise, bien que les défis structuraux persistent.

Pour le Maroc, la Banque mondiale anticipe un rebond de l’activité économique, dont une partie significative est attribuée à la reprise des rendements agricoles après des conditions climatiques favorables en 2025. Selon des analyses récentes, cette reprise de la production agricole a contribué de manière notable à la croissance du produit intérieur brut du pays, soulignant l’importance du secteur primaire pour l’économie nationale. Cette dynamique est d’autant plus importante que l’agriculture demeure un pilier de l’emploi rural et un facteur déterminant de la sécurité alimentaire.

Cette tendance favorable intervient dans un contexte où la Banque mondiale prévoit pour la région MENA une amélioration de la croissance économique, avec une projection de 3,6 % en 2026. Si cette progression est en partie tirée par les économies dépendantes des hydrocarbures, les pays importateurs comme le Maroc bénéficient également d’un environnement externe plus stable, ce qui peut soutenir la demande intérieure et les opportunités d’investissement, notamment dans les infrastructures agricoles et les chaînes de valeur agro-alimentaires.

Pour le secteur agricole marocain, la combinaison d’un meilleur approvisionnement en eau en 2025 et de conditions météorologiques plus favorables a réduit la pression sur les rendements après plusieurs années de sécheresse. Cette amélioration est essentielle pour une économie où l’agriculture, bien que variable d’une année à l’autre du fait de la pluviométrie, reste centrale pour la subsistance rurale et l’approvisionnement des marchés domestiques.

Lire aussi : Le Maroc sort d’une sécheresse de sept ans grâce aux dernières précipitations, selon Nizar Baraka

Cependant, les risques structurels mentionnés dans le rapport global — comme la vulnérabilité aux chocs climatiques, la dépendance aux facteurs externes et le besoin de diversification économique — rappellent que la sécurité alimentaire et la résilience agricole du Maroc exigent des réformes continues, une gestion plus efficiente des ressources en eau et des investissements accrus dans l’innovation agronomique et la technologie. L’intégration de mesures de transformation des systèmes alimentaires devrait être au cœur des politiques publiques pour renforcer durablement la production et l’emploi rural.

Lien vers le rapport : Global Economic Prospects, January 2026, Banque mondiale.

Sources : Banque Mondiale, Morocco World News, Reuters World Bank

Source de l’article : AgriMaroc.ma