« Le peuple marocain est un peuple ami » : quand l’ancienne star du Sénégal Fadiga calme le jeu sur la CAN 2025
Cinq jours après l’annonce de la Confédération Africaine de Football (CAF) de déclarer l’équipe nationale du Maroc vainqueur de la CAN 2025, Khalilou Fadiga et El-Hadji Diouf, anciennes gloires du football sénégalais rencontrées lors d’un événement organisé par la Fifa à Paris, sont encore dans l’incompréhension. Khalilou Fadiga, ailier gauche aux 37 sélections préfère calmer le jeu : « Ce n’est pas terminé, le Tribunal arbitral du sport va décider de ce qui va se passer, pour l’instant je suis serein. » Malgré cette sérénité apparente et son sourire qui ne le quitte jamais, l’ancien joueur de l’AJ Auxerre va devoir s’armer de patience. Le TAS pourrait prendre entre six mois et un an avant de communiquer la décision finale.
Passé par le Stade Rennais, le RC Lens et le FC Sochaux-Montbéliard, El-Hadji Diouf tient à rappeler les faits : « Le Sénégal a été champion sur le terrain. Le Maroc a eu un pénalty, ils l’ont raté, on a joué 120 minutes, il ne devrait même pas avoir besoin d’en parler. » Et pourtant, tout le monde lui en parle : « Je reviens de New York, et même là-bas, partout où j’allais des gens venaient me voir pour en discuter. » Avec 24 réalisations, le troisième meilleur buteur de la sélection sénégalaise est perplexe sur l’image que ça donne au football Africain. « Ça ne le glorifie pas, je crois que le football africain a besoin d’autres choses que des décisions pareilles. » Khalilou Fadiga en profite pour passer un message de paix alors que le sujet a créé de nombreuses tensions politiques. « Je préfère laisser le football de côté. Le peuple marocain est un peuple ami, cela ne doit pas entacher notre relation fraternelle. Je préfère parler de notre histoire commune, de l’amour que nous avons les uns pour les autres. Ensuite, quand le TAS aura tranché, on en reparlera à ce moment-là. » « Ça ne changera rien » En attendant la décision du TAS, la sélection sénégalaise retrouvera les terrains pour la première fois depuis la finale de la CAN, le samedi 28 mars. Au Stade de France, les coéquipiers de Sadio Mané affronteront le Pérou pour célébrer leur titre. « On montrera notre coupe comme de vrais champions. La diaspora africaine viendra nombreuse pour nous soutenir. Je crois que toute l’Afrique se mobilise derrière nous après la décision de la CAF » , sourit El-Hadji Diouf. Des concerts de Youssou N’Dour et du rappeur Booba sont prévus.
À moins de trois mois de la Coupe du monde 2026 organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, El-Hadji Diouf ne pense pas que cette affaire affecte le mental de ses « petits frères » . « On est de vrais lions, nous sommes les Lions de la Teranga, rien ne peut nous déstabiliser. On est un peu frustrés, mais ça ne changera rien. » Dans le groupe de la France, comme en 2002 (les Sénégalais s’étaient imposés 1-0 face aux Bleus avant d’atteindre les quarts de finale), les deux anciens joueurs affichent des ambitions élevées pour cet été. « Je crois qu’on commence à prendre goût à gagner des trophées. Pourquoi ne pas viser désormais la plus prestigieuse des coupes ? » , annonce El-Hadji Diouf. Cette fois-ci, attention à ne pas quitter le terrain en plein match, pour que, en cas de sacre, aucune contestation ne soit possible.
Source de l’article : Le Parisien



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