Le passeport marocain atteint son meilleur classement en 20 ans
Le dernier rapport du Henley Passport Index marque un tournant significatif pour la diplomatie marocaine. En se hissant au soixante-deuxième rang mondial, le passeport marocain enregistre sa meilleure performance depuis deux décennies. Cette avancée permet désormais aux citoyens du Royaume de voyager vers soixante-douze destinations sans avoir à solliciter un visa au préalable, consolidant ainsi la stratégie d’ouverture internationale prônée par Rabat.
Cette montée en puissance n’est pas un fait isolé mais le fruit d’une dynamique continue, le Royaume ayant occupé la soixante-neuvième place l’an dernier et la soixante-et-onzième deux ans auparavant. Ce bond dans le classement traduit une diplomatie efficace, reflétant la multiplication des accords bilatéraux et la levée réciproque des restrictions de voyage qui facilitent non seulement le tourisme, mais aussi les échanges commerciaux.
Sur le plan régional, le Maroc confirme son statut de leader incontesté en Afrique du Nord, creusant l’écart avec ses voisins maghrébins. Alors que le passeport marocain ouvre la voie vers soixante-douze pays, la Tunisie suit au soixante-sixième rang avec soixante-sept destinations accessibles. La Mauritanie se positionne à la soixante-quinzième place, juste devant l’Algérie qui occupe le soixante-seizième rang, soulignant un accès plus restreint à la mobilité internationale pour ses ressortissants. L’Égypte et la Libye ferment la marche régionale, classées respectivement quatre-vingt-unième et quatre-vingt-onzième. Cette prééminence renforce l’image du Maroc comme un hub de stabilité et d’ouverture dans la région.
Concrètement, l’accès sans visa ou avec visa à l’arrivée offre des horizons variés sur plusieurs continents. Les détenteurs du passeport vert peuvent ainsi se rendre librement dans des destinations clés en Asie, telles que la Corée du Sud, la Malaisie, les Philippines ou la Turquie. En Amérique Latine, des pays comme le Brésil et la Colombie sont accessibles sans formalités lourdes, facilitant les échanges transatlantiques. Sur le continent africain, une grande partie de l’Afrique de l’Ouest, incluant le Sénégal, la Côte d’Ivoire et le Gabon, reste ouverte aux Marocains, résultat direct de la diplomatie africaine intense menée par le Roi Mohammed VI.
Si le Maroc domine le Maghreb, les pays du Golfe continuent de mener la course dans le monde arabe. Les Émirats arabes unis réalisent une véritable prouesse en se classant troisièmes au niveau mondial, ex æquo avec la Suède, offrant un accès à cent quatre-vingt-six pays. Ils sont suivis par le Qatar, le Koweït, l’Arabie saoudite et Bahreïn qui maintiennent également des positions solides dans le haut du classement régional. À l’échelle internationale, Singapour conserve sa couronne avec un accès record à cent quatre-vingt-douze destinations, talonné par le Japon, la Corée du Sud et un bloc de nations européennes qui bénéficient d’une liberté de mouvement quasi totale. À l’opposé du spectre, l’Afghanistan ferme la marche avec un accès restreint à seulement vingt-quatre pays.
L’indice Henley, qui s’appuie sur les données exclusives de l’Association internationale du transport aérien (IATA), demeure le baromètre le plus fiable pour mesurer la liberté de voyage. La progression du Maroc est donc un indicateur tangible de sa bonne santé diplomatique et symbolise une volonté d’intégration mondiale accrue, bien que l’élargissement de l’accès à l’espace Schengen et aux pays anglo-saxons reste un défi stratégique majeur pour les années à venir.
Source de l’article : Hespress Français – Actualités du Maroc



Laisser un commentaire