Le modèle marocain d’encadrement juridique des événements sportifs salué à Doha

L’expérience du Maroc dans la mise en place d’un dispositif juridique et organisationnel encadrant les grandes manifestations sportives a été largement mise en avant, lundi à Doha, à l’occasion du Forum de Doha sur le droit. Cette reconnaissance internationale s’est notamment appuyée sur l’exemple des bureaux judiciaires instaurés lors de la Coupe d’Afrique des Nations de football Maroc 2025, un mécanisme inédit visant à garantir la sécurité juridique et l’éthique sportive au sein des enceintes sportives.

Prenant part aux travaux du forum, organisé sous le thème « Tendances émergentes et perspectives d’avenir » , le ministre marocain de la Justice, Abdellatif Ouahbi, a souligné l’intérêt suscité par l’approche marocaine auprès de plusieurs pays participants.

Les bureaux judiciaires, un outil de sécurité et d’éthique sportive

Dans une déclaration à la MAP, Ouahbi a expliqué que les bureaux judiciaires mis en place lors de la CAN 2025 ont permis de renforcer le sentiment de sécurité des acteurs et du public, tout en favorisant une meilleure application des règles juridiques dans les stades. Ce dispositif a été au cœur des échanges bilatéraux menés avec ses homologues des Émirats arabes unis, du Sultanat d’Oman, du Qatar, de l’Arabie saoudite et du Pakistan.

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Ces rencontres ont constitué une plateforme pour partager l’expérience marocaine en matière d’encadrement légal des événements sportifs, mais aussi pour promouvoir une vision fondée sur la prévention des infractions, la rapidité de traitement des litiges et la consolidation de l’éthique sportive. Selon le ministre, l’évolution du système juridique marocain et les réformes engagées dans plusieurs domaines du droit suscitent un intérêt croissant au niveau régional et international.

Un forum axé sur les défis juridiques contemporains

Le Forum de Doha sur le droit, organisé sur deux jours par le ministère qatari de la Justice en partenariat avec la Cour internationale du Qatar et le Centre de règlement des différends du Qatar, a réuni près de quarante intervenants, parmi lesquels des décideurs politiques, des experts et des juristes issus d’une douzaine de pays.

Lire aussi : Tourisme : le Maroc élu « Meilleure destination 2025 » Les débats portent sur les évolutions législatives et judiciaires à l’ère de la quatrième révolution industrielle, les cadres juridiques liés à l’investissement et aux technologies émergentes, ainsi que les mécanismes de gouvernance et de règlement des différends.

Source de l’article : Lebrief