le mauvais temps fait peser la pression sur les cultures
Contrairement aux attentes, les précipitations des derniers mois n’ont pas entraîné de baisse des prix des fruits et légumes. Selon FreshPlaza, la production de légumes sous serre en provenance du Maroc et du sud de l’Europe reste limitée, en raison d’un climat inhabituellement froid et humide depuis l’automne.
Les opérateurs agricoles soulignent qu’à partir d’octobre, les températures sont restées inférieures aux normales saisonnières, avec des journées couvertes, de fortes pluies et des épisodes de tempêtes, notamment depuis novembre, perturbant les cycles de culture.
Les professionnels expliquent que ces conditions ont ralenti la croissance des cultures tout en favorisant le développement de maladies fongiques, notamment le mildiou et le botrytis, qui réduisent fortement les rendements. Les restrictions réglementaires européennes sur l’utilisation de certains produits phytosanitaires limitent par ailleurs les moyens de lutte dont disposent les producteurs.
Dans la culture du poivron, les exploitants signalent également une forte présence du Thrips parvispinus, un insecte ravageur particulièrement difficile à contrôler, qui réduit à la fois les volumes récoltés et la qualité des produits commercialisés.
Des volumes réduits et des prix soutenus
La baisse des récoltes, observée aussi bien en Espagne qu’au Maroc, se traduit par une offre insuffisante sur les marchés, maintenant les prix à des niveaux élevés tout au long de la saison hivernale. Les acteurs du secteur anticipent que cette situation devrait se prolonger au moins jusqu’à la fin de l’hiver, les dommages subis par les cultures étant désormais irréversibles.
Face à ces contraintes, les entreprises de production et de commercialisation répartissent les volumes disponibles entre leurs différents clients afin d’honorer, autant que possible, leurs engagements contractuels. La demande restant supérieure à l’offre, les tensions sur les prix devraient se maintenir dans les prochaines semaines.
Dans ce contexte, les professionnels disposent de peu de leviers pour compenser les pertes, largement liées à des facteurs climatiques difficiles à maîtriser. Les cahiers des charges imposés par certains marchés, notamment européens, limitent en outre l’usage de plusieurs pesticides et antifongiques qui auraient pu réduire les dégâts causés par les maladies et les ravageurs.
Ainsi, loin d’entraîner une augmentation des disponibilités, les conditions météorologiques défavorables observées depuis plusieurs mois continuent de fragiliser les cultures sous serre en Europe du Sud et au Maroc, maintenant une pression durable sur l’offre et sur les prix des légumes.
Source de l’article : Lebrief



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