le Maroc précise son rôle au Conseil de la paix de Donald Trump
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La réunion inaugurale du Conseil de la paix a présenté la création d’une « Force internationale de stabilisation » à Gaza (ISF/FIS) destinée, entre autres, à sécuriser des couloirs humanitaires et à stabiliser le territoire dans la phase post-conflit.
Aux côtés de l’Indonésie, du Kazakhstan, du Kosovo, et de l’Albanie, le Maroc va donc rejoindre cette force internationale.
Les cinq engagements annoncés du Maroc
Photo : AFP/VNA/CVN
La presse marocaine (Le Matin) rapporte que le ministre des Affaires étrangères et de la coopération Nasser Bourita a détaillé les cinq engagements du Maroc : une contribution financière, présentée comme la « toute première » de ce mécanisme, le déploiement et la formation de policiers gazaouis, l’envoi d’officiers militaires de haut rang au sein du commandement, l’installation d’un hôpital militaire de campagne, et un programme de « déradicalisation » contre les discours de haine et promotion de la coexistence.
Selon RFI, les troupes marocaines « pourraient s’élever à 20 000 soldats selon certaines sources » . Nos confrères indiquent également qu’un premier déploiement de troupes pourrait se faire « du côté de Rafah » .
À long terme, ce seront près de 12 000 policiers qui seront envoyés. Deux autres nations arabes sont concernées : l’Égypte et la Jordanie qui se sont engagées sur la formation.
Selon The Guardian, les Américains seraient les plus gros contributeurs avec 10 milliards de dollars. Sept milliards ont été collectés par un groupe de pays incluant notamment le Maroc (ainsi que Qatar, Arabie saoudite, Émirats, Bahreïn, Azerbaïdjan, Kazakhstan….).
Rabat médiateur ?
Rabat affiche son rapprochement avec Washington. « Le Maroc s’engage à honorer la vision de paix du président Trump » , a déclaré Nasser Bourita. Pour le chercheur Sébastien Boussois, interrogé par RFI, le Maroc est dans un « engagement multidimensionnel » . Rabat cherche ainsi à renforcer « ses relations avec les Occidentaux » .
Le chercheur espère néanmoins que ce rapprochement n’empêche pas le Roi du Maroc de « défendre au maximum les droits des Palestiniens sur ce territoire comme sur le reste, et de ne pas manquer, comme il le fait d’ailleurs régulièrement, de critiquer la politique israélienne d’expansion de colonisation de la Cisjordanie » .
La position singulière du Maroc pourrait le placer dans un rôle de médiateur. Rabat a déjà signé les Accords d’Abraham en 2020 et préside également le Comité Al-Qods (Jérusalem) de l’Organisation de la coopération islamique.
Certains dirigeants craignent que cette initiative ne supplante le Conseil de sécurité de l’ONU. Selon The Guardian, cette initiative est d’ailleurs critiquée et serait vue comme une ONU parallèle par certains dirigeants européens, qui ont par ailleurs refusé d’y adhérer.
Source de l’article : lecourrier.vn



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