« Le Maroc et le PSG ont travaillé en bonne harmonie pour qu’Hakimi soit de retour à temps »
Hier soir était un grand moment pour la saison du Paris Saint-Germain et pour la sélection marocaine.
Hier à 21h20, Achraf Hakimi a retrouvé les terrains. Il a gagné son formidable pari d’être prêt pour la Coupe d’Afrique des Nations malgré sa grosse blessure survenue face au Bayern Munich le 4 novembre dernier.
On l’a vu avec un énorme sourire au moment de son entrée en jeu à la 64e minute face à la Zambie hier. Un sourire qui vient, heureusement, remplacer dans nos mémoires les larmes du 4 novembre au moment du tacle assassin de Luis Diaz l’ailier du Bayern.
Hakimi pleurait de peur de manquer cette CAN chez lui au Maroc, un évènement d’une vie. Lui le capitaine de cette sélection, dans la fleur de l’âge, après la plus belle saison de sa carrière.
Une sélection qui en plus est la favorite de cette compétition qu’elle n’a plus remporté depuis 1976… il y a 50 ans.
Hakimi ne pouvait pas manquer ça, le traumatisme aurait été trop grand. Et il est revenu hier exactement le même qu’avant, sans aucune peur dans son jeu. Rapide, remuant, il n’a pas hésité à se projeter dans la surface de réparation de la Zambie et s’est même procuré une énorme occasion que le gardien Zambien a détourné miraculeusement.
Un travail en harmonie
Il faut maintenant voir comment son corps a réagi au retour à la compétition et comment il va être utiliser sur les prochains matches de cette CAN.
Mais ce qui est sûr c’est que tout a été fait pour Hakimi revienne, mais revienne comme il faut (et pas en précipitant le retour sur les terrains).
Le diagnostic donnait une absence entre 6 et 8 semaines. Ce mardi nous sommes exactement 7 semaines après le match face au Bayern Munich. Et là encore hier, Hakimi ne joue qu’une petite trentaine de minutes.
Peut-être que le Maroc le fera jouer une heure lors de la prochaine rencontre et ainsi de suite jusqu’à ce que son corps puis encaisser un match complet.
Ça a été bien fait quoi. C’est l’impression que ça nous donne. Que les vœux qu’on avait au lendemain du Bayern ont été exaucés. Les vœux c’était que les trois parties (Hakimi, le Maroc et le PSG) allaient travailler en bonne harmonie pour combiner les objectifs de chacun.
Ceux du Maroc étaient qu’Hakimi soit prêt pour les grands moments de cette CAN, ceux d’Hakimi étaient de jouer cette CAN et ceux du PSG étaient que cela ne soit pas fait en prenant des risques pour la suite de sa saison.
Et pour ça chacun a fait un pas vers les deux autres. Hakimi a travaillé comme un acharné avec son kiné personnel à Murcie en Espagne. Le PSG a laissé le joueur naviguer entre Murcie, le Campus PSG, et le centre d’entrainement Mohamed VI à Rabat qui un centre dernier cri. Et le Maroc n’a pas précipité son retour, quitte à lui faire manquer les deux premiers matches et lui faire jouer qu’une demi-heure du 3e.
Comme quoi les clubs et les sélections peuvent travailler ensemble quand elles communiquent et qu’elles se font confiance. Le médecin français de la Sélection Marocaine travaillait en transparence avec ceux du PSG et tout a été mis en place pour que le joueur, avec son travail de tous les jours, soit opérationnel en temps voulu.
Source de l’article : francebleu.fr



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