Le Maroc : 5ᵉ puissance économique africaine en 2026
Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI) pour l’année 2026, le Maroc confirme sa place parmi les grandes économies du continent africain. Classé au cinquième rang africain en termes de PIB nominal, le Royaume s’impose comme une puissance économique structurée, portée par une diversification sectorielle avancée, des réformes soutenues et une intégration croissante aux chaînes de valeur mondiales.
Avec un produit intérieur brut nominal estimé à 196,12 milliards de dollars en 2026, le Maroc se positionne devant plusieurs économies majeures du continent, confirmant la solidité de son modèle de croissance dans un environnement international marqué par l’incertitude. Cette performance représente une progression notable par rapport à 2025, où le PIB nominal du Royaume s’établissait à environ 179,61 milliards de dollars, soit une hausse de plus de 9 % en valeur.
Cette dynamique s’appuie sur une structure économique équilibrée, combinant secteurs traditionnels et activités à forte valeur ajoutée. Si l’agriculture continue de jouer un rôle important, malgré sa vulnérabilité aux aléas climatiques, ce sont surtout les secteurs non agricoles qui tirent la croissance marocaine : industrie automobile, aéronautique, tourisme, BTP, ainsi que les services financiers et logistiques. L’industrie manufacturière, en particulier, bénéficie de l’intégration du Maroc dans les chaînes industrielles européennes et mondiales, renforçant sa capacité d’exportation.
Les projections du FMI indiquent que la croissance réelle du PIB marocain, estimée à environ 4,4 % en 2025, devrait se maintenir à un niveau proche en 2026. Cette stabilité traduit l’effet combiné de la demande intérieure, de la reprise de certains secteurs exportateurs et de la poursuite des investissements publics et privés dans les infrastructures stratégiques, notamment les ports, les réseaux de transport et les énergies renouvelables.
Au-delà des chiffres conjoncturels, la trajectoire économique du Maroc repose sur des choix structurels de long terme. Les réformes engagées dans le cadre des programmes soutenus par le FMI, notamment en matière de modernisation fiscale, de gouvernance économique et de développement du secteur privé, ont renforcé la résilience macroéconomique du Royaume et consolidé la confiance des investisseurs. Le développement des infrastructures numériques et l’orientation vers une économie plus verte participent également à la montée en gamme de l’appareil productif national.
Toutefois, des défis persistent. Le marché du travail demeure marqué par des rigidités structurelles, et l’économie reste exposée aux risques climatiques, en particulier dans le secteur agricole. Néanmoins, les projections pour 2026 suggèrent que, si les réformes se poursuivent et que la diversification économique s’approfondit, le Maroc pourrait consolider durablement sa position parmi les principales puissances économiques africaines.
Dans un continent en pleine transition économique, le classement du Maroc au cinquième rang africain du PIB nominal illustre un modèle de croissance fondé sur la stabilité, l’anticipation et l’investissement stratégique. Un positionnement qui conforte le rôle du Royaume comme acteur économique central en Afrique du Nord et passerelle incontournable entre l’Afrique, l’Europe et le reste du monde.
Source de l’article : Industrie du Maroc



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