Le cinéma marocain sous les projecteurs en tant que « Country in Focus »

Le cinéma marocain sous les projecteurs en tant que « Country in Focus »

Le genre documentaire, véritable pilier de la narration marocaine, est également à l’honneur avec des œuvres fortes telles que « House of the Dragon » de Hind Bensari et « The Last of the Marabouts » de Khalil Benkirane. Ces projets illustrent la capacité des auteurs marocains à traiter des thématiques sociales et politiques avec une esthétique singulière.

Un tournant historique pour les séries marocaines

Pour la première fois avec une telle intensité, le marché international s’ouvre aux séries marocaines à travers le segment « Berlinale Series Showcase » . Ce passage du succès local à l’ambition mondiale est marqué par la présentation de projets ambitieux comme la série policière « K-1 » , produite par Khadija Alami, et la série d’espionnage historique « Interzone » , portée par le producteur Karim Debbagh. Ces œuvres servent de tests grandeur nature pour la capacité de la fiction marocaine à séduire un public global tout en préservant son identité.

Le patrimoine à l’honneur : La souveraineté par la mémoire

Sur le volet de la mémoire, la projection du chef-d’œuvre « Le Mirage » (Assarab, 1979) d’Ahmed Bouanani dans la prestigieuse section « Berlinale Classics » constitue un moment fort. Restauré par la Cinémathèque marocaine en partenariat avec le CCM, ce film culte souligne l’engagement du Royaume pour sa souveraineté culturelle. Cette restauration n’est pas qu’un acte de conservation ; c’est une affirmation de la capacité du Maroc à entretenir sa mémoire cinématographique et à réintroduire ses classiques dans le circuit mondial.

En investissant la capitale allemande avec cette diversité de formats, du court-métrage à la série, du patrimoine à la création d’avant-garde, le cinéma marocain confirme qu’il est bien plus qu’un art de l’image : c’est une industrie d’avenir et un vecteur de dialogue interculturel capable d’éclairer le récit collectif mondial.

Source de l’article : lareleve.ma

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