Le choc pétrolier qui risque de vider les vols vers le Maroc

Le choc pétrolier qui risque de vider les vols vers le Maroc

Depuis l’escalade militaire à la fin du mois de février, le prix du baril de carburant a plus que doublé, bondissant de 88 à 216 dollars. Ce choc tarifaire frappe de plein fouet une industrie aérienne mondiale dont les marges moyennes ne dépassent pas les 4 %.

L’Association internationale du transport aérien (IATA) juge cette situation financière intenable. Comme l’indique Air Journal, le directeur général Willie Walsh prévient que ces coûts d’approvisionnement supplémentaires entraîneront inévitablement une hausse globale du prix des billets.

Des vacances estivales sous le signe de l’inflation

Cette flambée tarifaire généralisée pénalisera directement la diaspora marocaine préparant son retour au royaume pour les vacances d’été. Face à l’impossibilité d’absorber ces dépenses imprévues, les transporteurs commencent déjà à répercuter la différence sur les passagers, à l’image d’Air France qui applique une surcharge de 50 euros sur certains billets.

La crise logistique vient aggraver cette inflation galopante. Les déviations de trajectoires imposées pour éviter l’espace aérien iranien allongent considérablement la durée des trajets et la consommation, contraignant l’industrie à clouer près de 600 appareils au sol pour préserver ses stocks.

Si les transporteurs classiques souffrent, les compagnies à bas coût limitent temporairement les dégâts. Ryanair bénéficie d’une couverture carburant à 80 % jusqu’en 2027, captant un afflux massif de voyageurs qui se rabattent sur des destinations de proximité en Europe.

Malgré ce climat d’incertitude et la disparition des garanties d’approvisionnement à long terme, la demande mondiale demeure solide. L’IATA anticipe que les voyageurs, incluant les vacanciers estivaux, pourraient simplement raccourcir la durée de leurs séjours en attendant une normalisation espérée d’ici huit à dix semaines.

Source de l’article : Bladi.net

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