L’autodiagnostic sur Internet : une mauvaise idée

Une information validée ? A quel point le sérieux de l’information est-il vérifié avant d’accorder du crédit à un article ? A ce sujet, une ambivalence apparaît : 53 % des personnes interrogées « disent s’assurer de consulter une source fiable lorsqu’ils s’en remettent à Google pour connaître la cause de leurs symptômes en ligne ». Mais 16 % admettent que le premier lien sur lequel elles cliquent est tout simplement le premier qui apparaît.

Et les consultations chez le médecin ? Après être parti à la pêche aux informations sur internet, seuls 14 % des volontaires prennent rendez-vous chez un généraliste ou un spécialiste. Une démarche effectuée lorsque la source conseille de consulter, si l’inquiétude perdure et si les proches conseillent de prendrez rendez-vous.

Générateur de stress. Ce recours révèle le rapport des Français à leur état de santé. « 23 % des personnes interrogées disent s’en inquiéter […] au moins une fois par semaine. Celles âgées de 25 à 34 s’inquiètent le plus souvent. » Mais l’autodiagnostic en ligne n’est pas d’une grande aide dans ce contexte. En effet, pour 30 % des volontaires, cela augmente l’anxiété et « 20 % y voient un impact sur leur santé mentale ».

Ce travail nous renvoie à une autre étude publiée après le déconfinement. Les auteurs nous apprenaient que les sites « vérificateurs de symptômes en ligne » se tromperaient dans les deux tiers des cas. En clair, rien ne remplace une consultation chez votre médecin.

A noter : au total, « 29% des Français ont déjà acheté des médicaments après avoir recherché leurs symptômes sur Google ».

*étude menée auprès de 1 005 volontaires interrogés entre le 22 et le 24 juin 2020

Source de l’article : Sud Ouest