La tempête Leonardo déclenche un risque hydrologique majeur sur trois pays

La tempête Leonardo s’abat avec violence sur l’Espagne, le Portugal et le nord du Maroc. Cette dépression atlantique déclenche des pluies diluviennes et des vents puissants. En conséquence, les inondations, parfois soudaines, provoquent d’importants dégâts dans plusieurs régions. Les sols sont saturés. Les rivières débordent. Les autorités redoutent une nouvelle dégradation des conditions dans les prochains jours. Le risque reste élevé, d’autant qu’un nouvel épisode pluvieux est attendu ce week-end.

La tempête Leonardo provoque des inondations d’une intensité exceptionnelle

La tempête Leonardo est une vaste dépression formée au large de l’Atlantique. Elle frappe la péninsule Ibérique et le nord du Maghreb avec une intensité remarquable. Ce système perturbé apporte des pluies diluviennes, des vents violents et une mer déchaînée. Ainsi, plusieurs pays sont touchés simultanément.

En Espagne, l’Andalousie figure parmi les régions les plus exposées. À Grazalema, dans la Sierra de Cadix, il est tombé 575 millimètres de pluie en 24 heures. Ce volume équivaut à plusieurs mois de précipitations. Par conséquent, les autorités ont procédé à des évacuations. Les routes sont coupées et les ruissellements provoquent des dégâts importants. De plus, le Portugal subit aussi des inondations localisées. Les services d’urgence restent mobilisés près de cours d’eau déjà gonflés. Les sols saturés aggravent encore la situation.

Au Maroc, le nord du pays concentre les impacts les plus marqués. Tanger a enregistré 142 millimètres en 48 heures. Chefchaouen et Larache affichent aussi des cumuls élevés. En revanche, le littoral atlantique subit des submersions marines. La Méditerranée reste également exposée aux fortes vagues. Selon La Chaîne Météo, un nouveau système dépressionnaire pourrait frapper la région dès dimanche. Dès lors, le risque hydrologique demeure particulièrement élevé.

L’Andalousie est en état d’urgence hydrologique à cause de la tempête Leonardo

La tempête Leonardo a provoqué plus de 11 000 évacuations en Andalousie. Les pluies continues ont fortement gonflé le débit du fleuve Guadalquivir. Elles ont entraîné des débordements dans plusieurs communes. À Cordoue, la crue a dépassé de deux fois le seuil d’alerte. Ainsi, des quartiers entiers se retrouvent inondés.

Les conséquences sur les infrastructures sont majeures. Près de 100 routes sont coupées dans la région. L’Andalousie en concentre à elle seule 79. De plus, le trafic ferroviaire est suspendu dans plusieurs provinces. Les perturbations touchent notamment les secteurs de Séville, Cádiz et Málaga.

Selon un article du journal El País, les autorités locales redoutent une nouvelle crue avec l’arrivée d’une autre dépression. Le président du gouvernement espagnol assure que les services de l’État resteront mobilisés. Pourtant, malgré un léger répit, le risque ne diminue pas.

La tempête Leonardo fait peser un risque durable sur les sols saturés

La tempête Leonardo laisse derrière elle un paysage vulnérable et instable. Les sols sont détrempés. Les réseaux hydrauliques restent sous pression. Les berges fragilisées risquent de céder à la moindre montée des eaux. La mer reste déchaînée et les terrains n’absorbent plus l’eau, ce qui aggrave les ruissellements.

Le risque d’inondation demeure donc élevé dans les zones déjà touchées. Ce phénomène de répétition inquiète les experts. Il accroît l’exposition des territoires aux aléas climatiques. De plus, les épisodes se succèdent sans laisser le temps à l’environnement de se stabiliser.

Source de l’article : Science et vie

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