la réforme fiscale a permis de dégager 160 MMDHS

Présentant le bilan des réformes fiscales engagées depuis 2022, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a salué une trajectoire graduelle mais structurante qui a profondément modifié l’architecture de l’impôt au Maroc. Selon l’Exécutif, ces mesures ont permis d’augmenter considérablement les recettes publiques, tout en renforçant l’équité fiscale et le soutien au pouvoir d’achat.

Le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a défendu ce jeudi 8 janvier 2026, lors du point de presse hebdomadaire tenu à l’issue du Conseil de gouvernement, le bilan des réformes fiscales engagées depuis 2022. Depuis l’installation du gouvernement, les lois de finances successives, notamment celles de 2023, 2024, 2025 et 2026, ont servi de cadre à une réforme fiscale graduelle mais structurée, a-t-il souligné.

Dans ce sillage, le responsable gouvernemental a rappelé que le premier tournant majeur est intervenu en 2023 avec la refonte de l’impôt sur les sociétés (IS). Cette réforme a introduit une unification progressive des taux, avec un barème différencié selon le niveau du résultat net : 20 % pour les entreprises réalisant moins de 100 millions de dirhams de bénéfices, 35 % pour les grandes entreprises dépassant ce seuil, et 40 % pour certaines catégories spécifiques. Selon le porte-parole du gouvernement, cette révision a eu un impact immédiat sur les recettes, le taux de croissance annuel moyen de l’IS passant de 3,8 % à 17,2 % dès 2024.

L’année 2024 a été marquée par un second chantier d’envergure portant sur l’impôt sur le revenu (IR). Mustapha Baitas a indiqué à cet égard que cette réforme visait principalement les salariés, historiquement considérés comme la catégorie la plus exposée à la pression fiscale. La révision des barèmes et leur alignement sur des taux jugés plus équitables ont permis une baisse effective de l’IR supporté par les revenus du travail, se traduisant par une amélioration tangible des salaires nets et une progression de la justice fiscale.

Dans le même esprit, la taxe sur la valeur ajoutée a été réaménagée en 2024 à travers la fixation des taux à 20 % et 10 %, ainsi que l’exonération de plusieurs produits de première nécessité. Cette réforme, a précisé Mustapha, avait pour objectif principal le soutien au pouvoir d’achat des ménages. Sur le plan budgétaire, elle a permis de porter le taux de croissance annuel moyen des recettes de TVA de 3,6 % à 10,3 %.

L’ensemble de ces mesures a conduit, comme le fait remarquer le responsable gouvernemental, à une progression significative des recettes fiscales globales, passées d’environ 199 milliards de dirhams en 2020 à 366 milliards de dirhams à l’horizon 2026, soit près de 160 milliards de dirhams supplémentaires. Ces ressources ont permis de financer plusieurs chantiers structurants, dont la généralisation de la protection sociale, dotée de 41,5 milliards de dirhams en 2026, le soutien social direct avec 29 milliards de dirhams, le dialogue social pour un coût dépassant 47 milliards de dirhams, ainsi que l’investissement public, porté à 308 milliards de dirhams, note M. Baitas. S’agissant des budgets alloués à la santé et à l’éducation, ils sont prévus pour atteindre 140 milliards de dirhams en 2026, rappelle-t-il.

Pour le gouvernement, ce bilan confirme la pertinence des orientations issues des Assises nationales de la fiscalité et démontre que des réformes longtemps contestées ont produit des résultats budgétaires et sociaux tangibles.

Source de l’article : Hespress Français – Actualités du Maroc