La Maison de la poésie au Maroc dévoile ses nouvelles publications
La Maison de la poésie au Maroc a présenté, mardi soir à Rabat, ses nouvelles publications au titre de l’année 2025, lors d’une cérémonie marquée par la diversité et la richesse des œuvres proposées, allant des recueils de poésie aux études critiques et aux traductions.
A cette occasion, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaid, a souligné que ces parutions constituent un apport significatif à la scène poétique nationale, en ce sens qu’elles s’inscrivent comme une composante indissociable du paysage littéraire marocain, reconnu pour la vitalité et la pluralité de ses expressions créatives.
Ces publications traduisent la dynamique soutenue que connaît la production culturelle marocaine dans ses différentes manifestations, a ajouté M. Bensaid dans une allocution lue en son nom par la directrice du Livre, des Bibliothèques et des Archives au ministère, Ghizlane Drous.
Mettant en avant le partenariat solide entre le département de la Culture et la Maison de la poésie au Maroc, le ministre a souligné l’importance de maintenir la poésie à l’avant-garde des formes esthétiques révélatrices de la vitalité de la société marocaine et du foisonnement des talents créatifs, en particulier chez les jeunes.
Il a, dans ce sens, salué les efforts constants déployés par la Maison de la poésie pour accompagner le champ poétique marocain et soutenir ses projets, tant à travers la publication des œuvres des figures pionnières que par l’encouragement des nouvelles générations de poètes, réaffirmant la continuation de l’appui institutionnel jusqu’à la concrétisation des objectifs communs.
De son côté, le président de la Maison de la poésie au Maroc, Mourad Kadiri, a indiqué que la cérémonie de présentation des nouvelles parutions constitue l’un des temps forts du calendrier culturel annuel de l’institution, visant à annoncer et à mettre en lumière des ouvrages appelés à enrichir durablement la bibliographie culturelle marocaine et arabe.
Ces publications annuelles consacrent la poésie comme un champ de savoir à part entière, qu’elle s’exprime sous forme de création, de traduction ou de critique, a-t-il estimé, notant que l’œuvre poétique ne figure pas toujours parmi les priorités des maisons d’édition.
La Maison de la poésie assume pleinement cette responsabilité culturelle, afin d’affirmer la vitalité, la nécessité et la centralité de la poésie dans la vie culturelle, a-t-il fait observer.
Le poète et membre du bureau exécutif de la Maison de la poésie, Najib Khaddari, a quant à lui rappelé que cette rencontre constitue une tradition annuelle bien établie, destinée à présenter les nouvelles publications et à élargir les horizons de réception de la poésie marocaine, aussi bien sur le plan de la création que de la critique et de la traduction.
M. Khaddari a précisé que le bilan des publications pour l’année 2025 comprend dix ouvrages, répartis entre huit recueils de poésie, un ouvrage critique spécialisé et une anthologie de référence, outre la parution du nouveau numéro de la revue Al-Bayt, qui s’ouvre sur des perspectives internationales.
Bouillon de culture
Vernissage
Le vernissage de l’exposition « En prose » de Khalil El Ghrib se tiendra, le 30 janvier aux jardins de l’Institut français à Tanger, offrant l’occasion de s’immerger dans l’univers poétique de l’artiste et d’apprécier des oeuvres qui explorent la matière, la lumière et le symbolisme.
A l’occasion de l’ouverture du nouvel Institut français, plusieurs œuvres seront installées dans le parc, créant un dialogue artistique où les créations de Khalil El Ghrib rencontreront celles d’autres artistes marocains, transformant les jardins en un espace vivant où les formes se répondent et s’entrelacent.
Né en 1948 à Assilah, Khalil El Ghrib est reconnu pour sa maîtrise poétique de la matière et son engagement éthique envers l’art. Refusant le marché commercial, il a consacré sa vie à une pratique artistique qui transcende les contraintes matérielles pour se concentrer sur le symbolisme et l’impermanence.
Dans ses œuvres, il utilise des matériaux naturels et récupérés (paille, cuivre, chaux-vive) qui capturent le cycle de la vie et de la décomposition. Sa peinture, subtile et introspective, interroge le lien entre le visible et l’invisible.
Projection
La projection du film « Nouvelle vague » de Richard Linklater aura lieu, les 5 et 7 février à la Cinémathèque de Tanger (Cinéma Rif).
Ce film est une reconstitution stylisée et un hommage au tournage du film révolutionnaire de Jean-Luc Godard, « A bout de souffle » (1959). Il plonge le spectateur dans l’effervescence créative du mouvement de la Nouvelle Vague française, permettant de revivre l’énergie et le chaos de cette période emblématique.
Libé
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Source de l’article : LIBE.MA



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