La Chambre des conseillers adopte la loi-cadre sur l’enseignement scolaire

Adopté mercredi à Rabat par la Chambre des conseillers, le projet de loi n°59.21 relatif à l’enseignement scolaire marque une nouvelle étape dans la réforme du système éducatif national. Présenté en présence du ministre de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports, Mohamed Saad Berrada, le texte a été approuvé à la majorité, avec 21 voix, pour 5 contre et 6 abstentions.

Élaboré selon une approche participative, ce projet s’appuie sur les principaux référentiels encadrant la réforme de l’éducation, notamment la Constitution, les Discours et Messages Royaux appelant à la refonte de l’école marocaine, ainsi que la vision stratégique 2015-2030 définie par le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique. Selon le ministre, il s’agit d’un cadre législatif structurant destiné à encadrer l’action scolaire pour les années à venir.

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Le projet de loi vise à favoriser l’émergence d’une nouvelle école marocaine, ouverte à tous. Il prévoit également la mise à jour des dispositions législatives encadrant l’enseignement fondamental, préscolaire et privé, afin de les aligner sur les exigences de la loi-cadre n°51.17 et de permettre la mise en œuvre effective des objectifs de la réforme éducative.

Des positions parlementaires contrastées

Les groupes parlementaires de la majorité, ainsi que l’Union générale des travailleurs du Maroc et la Confédération générale des entreprises du Maroc, ont salué un cadre juridique unifié et cohérent, capable de relever les défis nationaux et d’accompagner la modernisation du système éducatif. Ils ont notamment mis en avant le projet des « Écoles Pionnières » , considéré comme une étape clé dans la réforme pédagogique, contribuant à l’amélioration des apprentissages et à la réduction des disparités scolaires.

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Toutefois, plusieurs groupes ont exprimé des réserves. La majorité a appelé à résoudre les problèmes de surpopulation des classes et à mieux encadrer les frais pratiqués par l’enseignement privé. Le groupe Haraki a insisté sur la nécessité d’assurer l’égalité entre les régions, tandis que la Confédération démocratique du travail a critiqué un texte jugé insuffisant pour protéger l’enseignement public de la logique marchande.

Pour sa part, l’Union nationale du travail du Maroc a soutenu le projet, appelant à accélérer la mise en œuvre des engagements en faveur des cadres éducatifs, notamment dans les zones enclavées.

Source de l’article : Lebrief