« J’ai 36 ans, j’ai un gosse, je suis marié. Je ne veux plus faire rire avec rien du tout » : Hakim Jemili bientôt sur scène à Nice

« J’ai 36 ans, j’ai un gosse, je suis marié. Je ne veux plus faire rire avec rien du tout » : Hakim Jemili bientôt sur scène à Nice

Hakim Jemili aurait aimé faire carrière dans le foot. Ces dernières années, il a plus le profil d’un marathonien. Entre 2019 et 2025, il a compilé plus d’une vingtaine de rôles.

Dans le lot, des projets comme la série Validé, le long-métrage Docteur ? avec Michel Blanc, Chasse gardée ou plus récemment dans L’Amour c’est surcoté, une comédie romantique signée Mourad Winter, dans lequel il partage l’affiche avec Laura Felpin.

C’est d’ailleurs avec cette dernière, également très en vue, et son complice de longue date Mickail Yildiz qu’il a écrit « Fatigué » , son troisième spectacle, avec lequel il tourne depuis l’automne 2024. « Je ne voulais pas retourner tout de suite sur scène, mais on a réussi à me remotiver. Finalement, je suis trop content » , synthétise celui qui partage sa vie avec la comédienne Fadily Camara. « J’adore Nice, il y a beaucoup de Tunisiens là-bas ! » Le 14 février, soir de la Saint-Valentin, pas de plateau de sushis à partager en amoureux pour Hakim Jemili. Ce soir-là, il sera au Théâtre Lino-Ventura de Nice, pour sa dernière représentation en métropole, avant de s’envoler pour Tahiti et Nouméa, sans oublier des crochets par le Maroc et la Suisse.

Déjà passé par la région à plusieurs reprises, que ce soit avec la bande du Seumeur Tour (Roman Frayssinet, Redouane Bougheraba, Ahmed Sparrow, etc.), en sortie de confinement, ou pour la première édition de L’humour à la plage en 2024, une soirée de gala à Juan-les-Pins pilotée par Kev Adams et diffusée sur TF1, le Franco-Tunisien ayant grandi à Sélestat, dans le Bas-Rhin, aura des repères. « J’apprécie beaucoup la Côte d’Azur, c’est magnifique. Quand tu es ici, tu es heureux, quoi. J’adore Nice, il y a beaucoup de Tunisiens là-bas ! Quand j’étais jeune, tous les étés, on allait en Tunisie et je voyais des plaques 06 partout. » « L’absurde nous aidait à prendre du recul avec les situations catastrophiques » Longtemps, Hakim Jemili a été porté par un goût prononcé pour l’absurde. Un penchant que l’on retrouvait à ses débuts avec l’équipe du Woop (Hugo Tout Seul, Mister V, Malcolm ToTheWorld, etc.) sur YouTube, au milieu des années 2010. « Le sujet, je m’en foutais. Si ça me faisait rire, j’y allais. Depuis que je suis petit, j’adore les trucs vraiment bêtes, très nuls. Ma mère et mon oncle étaient aussi là-dedans. L’absurde nous aidait à prendre du recul avec les situations catastrophiques. » Pour se vider la tête, l’Alsacien pouvait aussi compter sur Le dîner de cons, son film culte. « C’était tellement fort, tellement précis. Aujourd’hui, il y a peut-être moins ce côté culte autour des films, parce qu’il y en a partout, tout le temps, sur Netflix, sur Disney, au cinéma… Mais je suis sûr que s’il sortait aujourd’hui, il cartonnerait encore. » « J’aime bien prendre les sujets hardcore et leur apporter de la légèreté » Sans renier totalement ce registre, puisqu’il continue par exemple à publier régulièrement des vidéos où il pousse de tordants coups de gueule sur des choses insignifiantes du quotidien, Hakim Jemili a eu envie d’apporter plus de consistance dans son show. « Je ne veux plus faire rire avec rien, ça m’ennuie. Tu sais, j’ai 36 ans, j’ai un gosse, ça fait 10 ans que je suis marié. Je commence à être plus mature. En fait, j’aime bien prendre les sujets hardcore et leur apporter de la légèreté. J’ai bien compris qu’on ne changera pas le monde avec un film ou un spectacle. Mais on peut quand même faire notre boulot à fond. » Pêle-mêle, dans Fatigué ( « rien à voir avec le spectacle, je l’ai choisi comme ça, parce qu’il fallait mettre un truc » ), l’humoriste aborde sa famille, son fils, les difficultés de la troisième génération issue de l’immigration, figurer dans la troisième génération issue de l’immigration, mais aussi le sujet très inflammable du conflit Israël/Palestine. Sans verser dans l’angélisme, mais avec un mot d’ordre clair : « N’attisons pas la haine. » Il travaille sur un scénario et veut passer à la réalisation

Dans la dernière ligne droite avec son spectacle, Hakim Jemili est déjà concentré sur l’écriture du prochain. En parallèle, il nous affirme être en train de travailler sur un projet de scénario, afin de se lancer en tant que réalisateur. « C’est une autre étape pour moi. C’est fastidieux, mais c’est génial. Je sens que ce que je vais écrire sera beaucoup mieux qu’avant, je suis dans une bonne dynamique. » Avant de le découvrir comme metteur en scène, on pourra le retrouver à l’affiche de Tout va super de Patrick Cassir, avec Marie Collomb et Noémie Lvosky, le 27 mai 2026. « Je ne l’ai pas encore vu, mais apparemment, le film est génial. Il est tiré de l’histoire vraie de Patrick Cassir. Sa mère lutte depuis des années contre un cancer, on croit qu’elle est en phase terminale. Dans le même temps, mon personnage tombe amoureux. Et je ne peux pas en dire plus. Si ce n’est qu’il y avait beaucoup d’émotions et de rire sur le tournage. »

Source de l’article : Nice-Matin

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