Jack Lang, figure des réseaux d’influence entre la France et le Maroc
Le Maroc aura donc été la dernière destination de Jack Lang en tant que président de l’Institut du monde arabe (IMA). Du mercredi 4 au samedi 7 février, l’ancien ministre de la culture de François Mitterrand était à Marrakech avec son épouse, Monique, officiellement pour visiter une foire d’art contemporain. C’est dans la ville ocre, où le couple a ses habitudes, que l’homme de 86 ans a appris, vendredi, l’ouverture d’une enquête par le Parquet national financier (PNF) pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » visant ses liens financiers avec Jeffrey Epstein. Dès son retour à Paris, le lendemain, il annonçait sa démission.
Depuis le 30 janvier et la révélation de ses échanges avec le criminel sexuel américain, à la suite de la publication de millions de documents par la justice américaine, le milieu de l’art marocain faisait des gorges chaudes de son cas. « Tout le monde redoute de le croiser » , confiait, vendredi, un galeriste présent à Marrakech. Même le peintre et président de la Fondation nationale des musées du Maroc, Mehdi Qotbi, que Jack Lang fréquente depuis le début des années 1980 et avec lequel il collabore activement depuis plus de dix ans, n’a pas souhaité commenter son départ, se bornant à indiquer qu’il travaille « avec des institutions et non des personnes » .
Source de l’article : Le Monde.fr



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