Industrie des dispositifs médicaux : Une convention-cadre pour renforcer la souveraineté sanitaire à l’horizon 2030
Ce partenariat couvrant la période 2026-2030 vient consolider la dynamique nationale de renforcement de la souveraineté sanitaire et industrielle.
Partenariat : Cette convention-cadre s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des politiques publiques nationales en matière de santé et d’industrialisation, en particulier celles visant à assurer un accès équitable, sécurisé et durable aux dispositifs médicaux, tout en garantissant la qualité, la sécurité et la performance des produits mis à la disposition du système national de santé.
Un nouveau jalon dans le développement de l’industrie des dispositifs médicaux au Maroc. Les quatre prochaines années connaîtront le déploiement d’une approche intégrée qui mobilisera à la fois les compétences, les ressources et les leviers d’action des secteurs public et privé. C’est dans cette optique que s’inscrit la convention-cadre conclue mercredi entre le ministère de la santé et la protection sociale, le ministère de l’industrie et du commerce, l’Agence marocaine du médicament et des produits de santé, la CGEM et la Fédération marocaine des industries de la santé et ce en marge de la deuxième édition du « Medical Device Day » . Ce partenariat couvrant la période 2026-2030 vient consolider la dynamique nationale de renforcement de la souveraineté sanitaire et industrielle, conformément aux Hautes Orientations Royales.
La finalité étant de réduire la dépendance aux importations, de sécuriser les chaînes d’approvisionnement des dispositifs médicaux, de promouvoir un tissu industriel compétitif, innovant et durable, de soutenir la montée en compétences des ressources humaines, et de stimuler l’investissement productif et le « Made in Morocco » . S’exprimant en cette occasion, Ryad Mezzour, ministre de l’industrie et du commerce, a mis en exergue le potentiel de création de valeur et d’emplois de ce secteur qui génère aujourd’hui environ 1.600 emplois et un chiffre d’affaires de près de 900 millions de dirhams. Le ministre est également revenu sur l’ampleur stratégique du marché mondial des dispositifs médicaux, estimé à plus de 600 milliards de dollars, et les opportunités qu’il offre au Royaume. A cet égard, M. Mezzour a appelé les industriels marocains à viser non seulement le marché national, mais également les marchés africains et internationaux, rappelant les mécanismes publics de soutien à l’innovation et à l’industrialisation des dispositifs médicaux, couvrant les phases d’études, de prototypage et de mise en production.
De son côté, Amine Tahraoui, ministre de la santé et de la protection sociale, a insisté sur le caractère stratégique de la souveraineté sanitaire, soulignant que les enseignements tirés de la pandémie de Covid-19 ont mis en lumière la nécessité de renforcer l’autonomie des pays en matière d’approvisionnement en médicaments et en dispositifs médicaux. Dans ce sillage, M. Tahraoui a relevé que le développement d’une industrie nationale structurée des dispositifs médicaux constitue un levier essentiel pour anticiper d’éventuelles crises futures, tout en répondant aux besoins croissants du système de santé national et des marchés africains. Le ministre a, en outre, plaidé en faveur de la consolidation du tissu industriel national à travers des regroupements et des mouvements de concentration, afin de faire émerger des champions nationaux capables d’innover, d’investir et de rivaliser à l’international, à l’instar des secteurs automobile et aéronautique. Pour sa part, Naoufal Lahlou, président de la FMIS, a mis en avant la croissance soutenue que connaît le secteur des dispositifs médicaux, affirmant l’engagement de la Fédération à accompagner l’innovation et l’industrialisation, notamment à travers le soutien aux projets d’extension et de création d’unités industrielles dans les segments à forte valeur ajoutée.
M. Lahlou a également mis l’accent sur l’importance de sécuriser la commande publique en faveur des producteurs nationaux, de renforcer le taux d’intégration locale et de doubler les effectifs du secteur, estimant que les partenariats public-privé constituent un levier essentiel pour atteindre ces objectifs et positionner le Maroc comme un acteur industriel de référence dans le domaine des dispositifs médicaux. Il est à rappeler que les principaux engagements pris dans le cadre de cette convention consistent en le renforcement de la souveraineté sanitaire en termes des dispositifs médicaux à travers la substitution à l’importation et la promotion de la fabrication locale, l’accompagnement des entreprises industrielles souhaitant investir dans la fabrication des dispositifs médicaux à travers les programmes disponibles d’appui à l’investissement et à l’export, la promotion des partenariats industriels entre entreprises locales et internationales, ainsi que le renforcement de la formation des ressources humaines pour répondre aux besoins en compétences du secteur.
Source de l’article : Aujourd'hui le Maroc



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