Immobilier : l’Espagne serre la vis, les investisseurs marocains concernés
L’Espagne, destination prisée de certains investisseurs marocains pour l’achat de résidences secondaires, durcit le ton. Confronté à une crise du logement qui pousse les locaux hors des centres-villes, le gouvernement espagnol s’attaque à la rentabilité locative saisonnière. L’objectif est clair : récupérer des logements pour les résidents permanents.
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Les villes les plus ciblées sont Marbella, Málaga, Madrid ou encore Barcelone. À elles seules, ces zones concentrent une grande partie des 54 000 annonces que Madrid souhaite voir disparaître des plateformes de réservation.
Ce qui change pour les propriétaires
Pour continuer à louer son bien sur courte durée, le parcours devient un véritable chemin de croix administratif :
• L’accord des voisins : Depuis avril, la loi sur la copropriété exige désormais l’accord explicite de 60 % des copropriétaires de l’immeuble pour autoriser la location touristique.
• Le numéro d’enregistrement : Il est désormais obligatoire d’inscrire son bien dans un registre national. Ce numéro doit figurer sur toutes les annonces en ligne. Sans ce sésame, Airbnb et Booking ont l’obligation de supprimer l’offre.
• Exigences techniques : Le logement doit répondre à des normes strictes (climatisation, trousse de premiers secours, assurances spécifiques).
Pas de panique, mais une mise en conformité nécessaire
Selon les experts du secteur, ceux qui respectent les règles n’ont rien à craindre. La mesure vise surtout les locations illégales et les « hôtels clandestins » en centre-ville. Les biens situés dans les zones purement balnéaires (les « Costas » ), conçus pour le tourisme, sont moins menacés par la fronde des résidents, mais n’échappent pas aux obligations administratives.
Les autorités intensifient d’ailleurs les contrôles, la police traquant les locations sauvages jusque sur les réseaux sociaux. Pour les propriétaires, le message est double : il est toujours possible de rentabiliser sa résidence secondaire en Espagne, à condition de déclarer son activité, de payer ses impôts sur place et, surtout, de s’assurer que toutes les nouvelles démarches bureaucratiques sont scrupuleusement respectées.
Source de l’article : Bladi.net



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