il vraiment aidé par un arbitrage maison ?
CAN 2025 – Le Maroc est-il vraiment aidé par un arbitrage maison ?
Alors que l’arbitre du quart de finale semble avoir oublié un penalty pour le Cameroun, des accusations d’arbitrage maison secouent le Maroc après sa qualification pour les demi-finales de sa CAN. Pourtant, celles-ci, alimentées par un changement d’arbitre de dernière minute, résistent assez peu aux faits et Walid Regragui a tenu à rectifier les choses dans une conférence de presse offensive.
C’est une petite musique qui accompagne cette CAN 2025. Le Maroc, en sa qualité de pays hôte, bénéficierait des faveurs d’un arbitrage maison que le VAR ne saurait corriger. Au sommet de la pile des contestations, le penalty oublié pour le Cameroun en quart de finale. Adam Masina a bien touché le pied d’appui de Bryan Mbeumo alors que le score n’était pas encore acquis (1-0 alors). Le penalty semblait évident et la victime ne s’est pas privée pour le faire savoir au micro de BeIn Sports après la rencontre. « J’ai senti qu’il m’avait touché. Après le match, on m’a remontré les images : c’est flagrant, a jugé Mbeumo après la rencontre. Je ne sais pas si le match se joue sur ça. On a refusé le jeu en première période. C’est un fait de jeu et on savait à quoi s’attendre. » Une dernière phrase qui entretient le doute autour du supposé arbitrage maison dont bénéficieraient les Lions de l’Atlas. D’autant que, selon les informations de Sport News Africa, la Fédération marocaine de football avait réclamé de changer l’arbitre avant son quart de finale.
Changement d’arbitre et oublis en cascade
Initialement, l’Égyptien Amin Omar avait été désigné pour diriger le choc avec un assistant algérien au VAR. Une décision qui avait surpris les Marocains au vu des tensions qui existent entre les deux pays. C’est finalement le Mauritanien Dahane Beida qui a été choisi, accompagné à la vidéo par le Ghanéen Daniel Laryéa. Un changement de dernière qui alimente aujourd’hui la polémique. Sauf que l’accusation tient mal lorsque sont disséquées les principales décisions de l’arbitre de la rencontre.
En effet, en les observant de plus près, on se rend compte que le Cameroun n’est pas la seule victime des erreurs de Dahane Beida vendredi. A la 35e minute, Ezzalzouli se fait écraser le talon à l’angle gauche de la surface adverse. Le geste Dina Ebimbe n’est pas intentionnel mais la faute semble évidente. A la 63e minute, le portier camerounais rate complètement sa sortie et boxe le visage d’El Khannouss. L’intervention est ratée et, là encore, l’arbitre semble pouvoir siffler une faute en faveur du Maroc. Celle-ci est moins évidente que les deux autres mais le doute est permis. Encore une fois, l’arbitre s’abstient. Comme sur un violent coup de coude de Nayef Aguerd qui, lui aussi, aurait pu être sévérement sanctionné.
Beaucoup veulent faire croire qu’on a des avantages au niveau du corps arbitral « Beaucoup veulent faire croire qu’on a des avantages au niveau du corps arbitral. Moi, j’ai plutôt vu des penalties qui auraient pu être sifflés pour nous et une équipe qui a été meilleure que l’autre, a réagi Walid Regragui, le sélectionneur marocain, après la rencontre. Depuis le début de la compétition, on sait où les gens veulent emmener le Maroc. Ce n’est pas fair-play de la part des gens qui veulent nous voir tomber. La meilleure équipe gagnera cette CAN. Ce n’est pas fair-play de la part de ceux qui veulent nous voir tomber. La meilleure équipe gagnera cette CAN. » Côté camerounais, ni Samuel Eto’o, président de la Fédération pourtant habitué aux sorties incendiaires, ni son sélectionneur, David Pagou, n’ont voulu mettre de l’huile sur le feu. « Les arbitres sont des hommes. Ils peuvent se tromper. Mais on finit toujours par s’entendre même quand nous on s’emporte » , a même conclu le coach des Lions Indomptables. De quoi mettre fin aux doutes et à la polémique ? Pas certain.
Sur le même sujet
Partager cet article
Source de l’article : Eurosport



Laisser un commentaire