Il débarque, armé d’une bêche, pour défendre sa femme impliquée dans une rixe à La Louvière
À la barre, l’épouse remonte à l’origine de l’altercation. Elle raconte un premier incident survenu un mercredi, alors qu’elle promenait son fils en situation de handicap. « Deux personnes sont sorties du café. La serveuse a brûlé mon fils avec sa cigarette. Quand j’ai protesté, elle m’a insultée et l’homme m’a dit de retourner dans mon pays » , affirme celle qui est née au Maroc.
Quelques jours plus tard
Quelques jours plus tard, elle repasse devant l’établissement avec sa fille pour faire des courses. « La serveuse m’a fait signe. Je pensais qu’elle voulait s’excuser. Mais dès que je suis entrée, ils ont recommencé à m’agresser verbalement, devant ma fille. J’ai voulu partir, mais l’homme m’a attrapée par le cou et m’a jetée au sol » , raconte-t-elle.
La fillette s’enfuit alors pour prévenir son père, qui jardinait à proximité. Ahmed arrive sur place, une bêche à la main. « Quand je suis arrivé, il avait son genou sur la poitrine de ma femme, qui était par terre » , explique-t-il. La situation dégénère rapidement, nécessitant l’intervention de la police. Tous les protagonistes sont privés de liberté.
Il se défend d’être raciste
Sur le banc des parties civiles, l’homme qui accompagnait la serveuse livre une version radicalement différente. « Je ne suis pas raciste » , martèle-t-il, affirmant que l’épouse d’Ahmed était l’élément agressif du groupe. Il l’accuse notamment d’avoir jeté des cailloux dans la vitrine du café.
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Le ministère public requiert la confirmation du jugement initial. Toutefois, le substitut se montre nuancé. S’il ne s’oppose pas à une mesure de faveur pour Ahmed, il estime que son épouse devrait bénéficier d’une probation. « Elle doit apprendre à gérer son stress et ses émotions » , insiste-t-il.
Le tribunal prendra l’affaire en délibéré.
Source de l’article : DHnet



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