« il a fait une grosse erreur » … Walid Regragui reprend Christian Kofane de volée
Alors que le Maroc s’apprête à affronter le Nigeria mercredi en demi-finale de la CAN 2025, le sélectionneur Walid Regragui n’a pas manqué de réagir à une déclaration qui avait fait beaucoup parler avant le quart de finale gagné face au Cameroun (2-0). Interrogé sur l’ambiance au stade Prince Moulay Abdellah, le sélectionneur marocain a adressé une réponse aussi ferme que malicieuse à … Christian Kofane.
Avant le quart de finale de la CAN 2025, le jeune attaquant du Bayer Leverkusen avait tenté de banaliser l’environnement de Rabat. Fort de sa récente expérience en Bundesliga, le Camerounais de 19 ans avait estimé que la pression exercée par le public marocain serait moindre que celle vécue au Signal Iduna Park de Dortmund.
Une déclaration perçue comme provocatrice par une partie des supporters des Lions de l’Atlas, déjà très mobilisés après avoir progressivement transformé le Stade Prince Moulay Abdellah en véritable forteresse au fil du tournoi. Le sélectionneur marocain Walid Regragui n’a pas manqué de rafraîchir la mémoire à Kofane ce mardi en conférence de presse.
Regragui répond à Kofane ! « Les supporters marocains sont exceptionnels. Le joueur (Kofane, ndlr) qui a dit ne pas être impressionné en se comparant à Dortmund a fait une grosse erreur : il ne fallait pas tenir ce discours » , a lancé Regragui avec un sourire. Avant de conclure, sans détour : « Quand on joue au Maroc, il n’y a que des supporters marocains, ce stade est difficile pour tous les adversaires » , a précisé le technicien marocain.
La sortie de Kofane a galvanisé le public marocain
Face au Cameroun, l’ambiance a été à la hauteur de l’enjeu, avec plus de 60 000 spectateurs acquis à la cause marocaine, sifflant chaque possession adverse et poussant les coéquipiers d’Achraf Hakimi dans les moments clés.
Le prometteur attaquant savait qu’il prenait un risque en tenant ce discours avant un quart de finale face au pays hôte. En cas de défaite, la moindre phrase pouvait se retourner contre lui. Le scénario lui a donné raison… à l’envers. Battus 2-0, les Lions Indomptables ont quitté la compétition, et le public marocain a clairement joué son rôle de douzième homme.
Sans animosité excessive, la sortie de Regragui sonne surtout comme un rappel : à la CAN, et plus encore à domicile, le contexte, l’histoire et la ferveur populaire comptent au moins autant, voire plus que l’expérience des grands stades européens.
Source de l’article : Afrik-Foot



Laisser un commentaire