Ibrahim Mbaye, le titi du PSG, épatant à la CAN avec le Sénégal : « Il a un bel avenir devant lui, c’est un joueur exceptionnel »
Il n’a pas fallu longtemps pour le voir sévir. Dès son entrée, après une grosse heure de jeu lors de Sénégal-RDC (1-1 score final), Ibrahim Mbaye a envoyé du lourd, des dribbles, de la percussion et de l’efficacité. Et c’est sur l’un de ses déboulés, scellé par une frappe, que Sadio Mané a pu égaliser en reprenant de près le ballon renvoyé par Lionel Mpasi, le gardien de la République démocratique du Congo (1-1, 69e).
À la moindre de ses prises de balle, Mbaye a fait mal à ses adversaires, tenté, montré une personnalité affirmée pour un ado de 17 ans à peine arrivé dans la tanière. « Ça prouve que chez nous, on intègre les jeunes, c’est capital pour le développement de cette équipe » , disait Kalidou Koulibaly, son capitaine, heureux de voir le gamin aussi bien dans ses baskets. Sa vitesse et son explosivité sur les premiers appuis ont impressionné.
Mais guère surpris son sélectionneur ni ses coéquipiers, à l’image de Pape Gueye, l’ancien Marseillais : « On le voit tous les jours à l’entraînement, c’est un petit qui nous apporte beaucoup par son insouciance, il ose. » Parfois même à l’excès, mais il apprendra (ou pas) au fil du temps à gérer ses envies de provocation, à tempérer ses ardeurs, à maîtriser ses émotions.
Sadio Mané, nommé homme du match, en connaît un rayon sur les talents purs. Sous la capuche, des certitudes pointaient en zone mixte. « À 17 ans, à ce niveau, je pense que c’est impressionnant. Il a un bel avenir devant lui, c’est un joueur exceptionnel. » Venant de l’un des plus grands joueurs africains de l’histoire, le compliment a valeur de médaille. Entré dans cette sélection en novembre, contre le Brésil (défaite 2-0), Mbaye a déjà bluffé son monde.
Les échos qui nous reviennent parlent d’un talent rare et d’une attitude très respectueuse en prime. « Il a cette folie en lui. Il est jeune, mais ça ne se voit pas sur le terrain. Chaque fois qu’il entre, il amène quelque chose de plus, notait Krépin Diatta. Je suis très satisfait de ce qu’il fait et on prie pour qu’il continue de tirer l’équipe vers le haut. » On sait la difficulté d’intégrer, jeune, les matches en Afrique, souvent physiques. Mais lui ne s’est pas posé la moindre question depuis qu’il a enfilé le paletot de son pays. Jamais il n’a été inhibé par l’enjeu ou par le poids de ce maillot. Et son choix de représenter le Sénégal, et non la France, fait rayonner son aura au pays. « On n’est pas surpris, nous qui regardons le Championnat de France, insistait le Lyonnais Moussa Niakhaté. C’est rare qu’un mec de 17 ans soit en équipe nationale du Sénégal. » Encore plus qu’il performe aussi vite.
Source de l’article : L'Équipe



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