Hearbeat of Africa : à la croisée des chemins entre culture, foot et impact social

Rédigé par L’Opinion le Lundi 12 Janvier 2026

À l’occasion de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, Heartbeat of Africa lance sa première édition à travers une exposition photographique inédite. Le football y est célébré en tant que langage universel, à la fois culturel et identitaire, du continent africain.

Pensé comme un écosystème panafricain créatif et collaboratif, le projet Heartbeat of Africa déploie, tout au long de la CAN, une série d’initiatives comprenant culture, sport et engagement social.

L’exposition manifeste éponyme « Heartbeat of Africa – Le football, un langage universel » en est le premier battement, et est présentée au cœur de Rabat, à la galerie de l’Institut français de Rabat, partenaire du projet aux côtés de Point Synergie Groupe et Proturf.

Cette exposition, qui réunit 22 photographes africains et de la diaspora autour du football comme espace de mémoire, de fierté et de récit collectif, a lieu actuellement, du 20 décembre 2025 au 17 janvier 2026.

À travers des regards de terrain, elle propose une traversée sensible du continent, de ses villes et de ses supporters. S’y entremêlent des scènes du quotidien, de pratique de football sur la plage ou sur les terrains vagues des bidonvilles, mais aussi des scènes de liesse autour du sport roi.

Ce travail de capture de moments instantanés et marquants s’est fait sur plus d’un an. Selon Fadhila (franco-algérienne), l’une des quatre femmes panafricaines porteuses du projet, « il s’agit d’un récit identitaire » . « Pour certains photographes, c’est aussi leur première exposition, collective ou individuelle » , revient-elle de surcroît. Selon Lamia Kleiche (franco-marocaine) « c’est une fierté africaine que de produire du made in Africa » .

Un projet panafricain porté par des femmes

Heartbeat of Africa est imaginé et porté par quatre femmes, à savoir Lamia Kleiche (franco-marocaine), Océane Voltat (guyanaise), Thanya Ockot (franco-congolaise) et Fadhila Chikh (franco-algérienne). Toutes sont issues de la diaspora africaine et sont animées par une conviction commune, celle que la culture et le sport ont le pouvoir de devenir de puissants leviers de transformation, de fierté et d’impact pour les générations à venir.

Le Maroc accueille la première édition du projet dans cet esprit, affirmant son rôle de plateforme culturelle et d’innovation sociale à l’échelle continentale.

Plusieurs temps forts dans le projet

Au-delà de l’exposition, Hearbeat of Africa s’inscrit comme une plateforme et un écosystème d’initiatives qui fédère artistes, entrepreneurs, institutions et médias. Le projet crée ainsi des passerelles entre créations artistiques, engagement social et développement économique, dans le but d’augmenter la visibilité et la reconnaissance des initiatives africaines.

Heartbeat of Africa a déployé et déploiera en outre plusieurs temps forts pendant cette CAN :

Football future : Deux journées de conférences sont organisées les 15 et 16 janvier 2026 à l’ESSEC Business School Africa à Rabat, partenaire du projet, réunissant journalistes, professionnels du football, enseignants et entrepreneurs autour des enjeux, des retombées économiques et culturelles de la CAN, et des perspectives du football africain au-delà du terrain.

Afrofusion : Déjà présente sur plusieurs Fashion Week à Paris et lors de la CAN 2024 à Abidjan, la soirée Afrofusion réunira des artistes issus de plusieurs pays du continent, autour d’une programmation musicale et visuelle qui célèbre la diversité africaine dans une atmosphère inclusive et contemporaine.

Legends United : Une journée solidaire, en partenariat avec l’association Tibu Africa, s’est déroulée le 10 janvier 2026 à l’École de la Deuxième Chance à Casablanca. Dédiée aux enfants et aux jeunes marocains, cette initiative incarne l’esprit de partage et de responsabilité sociale au cœur du projet.

En réunissant culture, sport et innovation, Heartbeat of Africa propose un modèle d’événement fédérateur ancré dans les enjeux actuels de représentation, de fierté et d’unité africaine.

Le projet offre ainsi une plateforme sûre, positive et créative pour soutenir la culture, la jeunesse et le dialogue panafricain.

Source de l’article : L'Opinion Maroc