Hakimi, Mahrez, Osimhen, Kessié… quatre stars à suivre à la CAN

Achraf Hakimi sera bien là. Les supporters ont vécu au rythme de l’évolution de la blessure à une cheville du meilleur joueur africain de l’année. Et son sourire lors de la conférence de presse, samedi, en disait long sur son état physique. Il se sent bien, attend le feu vert de Walid Regragui pour revenir à la compétition dès le premier match. À 27 ans, Hakimi veut enfin apporter ce trophée à son peuple, 50 ans après. « J’en suis à ma quatrième CAN, je suis un ancien maintenant mais c’est une CAN spéciale pour moi, devant ma famille, mes amis », souligne Hakimi. Le Parisien a insisté sur le sens collectif, s’est dit prêt à ne jouer que quelques minutes si le Maroc remportait la Coupe.

Privé de Coupe du monde par la RDC (1-1, 3-4 aux t.a.b.), il lui reste la CAN pour assouvir sa soif de succès avec sa sélection. Blessé et sorti à la mi-temps face aux Congolais, Osimhen, 26 ans, n’a pas digéré cette défaite. En Côte d’Ivoire, il avait porté son équipe jusqu’en finale dans un rôle de meneur d’hommes. On l’avait vu se mettre à genoux pour le collectif. Sans lui, les Super Eagles semblent orphelins d’un leader naturel. En interne, on parle d’un garçon charmant même s’il « faut éviter de lui marcher sur les pieds », souligne un partenaire. Mais tout le monde le sait : un grand Osimhen peut mener le Nigeria très haut.

Le débat ne cesse d’exister en Algérie sur l’apport de Riyad Mahrez, 34 ans, depuis son départ en Arabie saoudite en 2023. Après la CAN victorieuse en Égypte en 2019, le capitaine des Fennecs a vécu une période compliquée, avec deux éliminations de suite au premier tour sous le maillot des Fennecs. Cela a égratigné son image dans l’opinion publique, mais pas son statut au sein du groupe. Vladimir Petkovic compte sur son expérience. Récemment objet de critiques sur les réseaux sociaux après avoir été considéré en difficulté dans un test physique, il a répliqué : « Je veux bien avoir vieilli, mais soyez sérieux les experts de Twitter. » Il veut leur prouver qu’ils se trompent.

Il est l’homme de confiance d’Emerse Faé, son capitaine, un symbole du titre en 2024. « Il fait un travail énorme, nous explique le sélectionneur. On a vraiment trouvé le capitaine qu’on voulait. » Franck Kessié, 29 ans, prend son rôle très au sérieux, s’investit entre les rassemblements. « Il nous envoie des messages, confirme Faé. Il peut m’appeler deux jours avant une conférence pour me demander si ça va, si je suis prêt. Ce sont des petites attentions qui montrent qu’il est très investi. Il fait le lien entre les nouveaux et les anciens. » Et sa carrière (Milan, Barcelone) et ses nombreux trophées (champion d’Italie, d’Espagne, vainqueur de la CAN) imposent le respect dans le groupe.

Source de l’article : L'Équipe