Grand Agadir : la décharge de Tamelast agrandie pour renforcer les capacités d’enfouissement
La seule décharge contrôlée du Grand Agadir lance l’extension de 10.026 m² de son deuxième casier, un projet de 2,61 MDH visant à accroître les capacités d’enfouissement pour plus de 1,2 million d’habitants. Ce chantier, de trois mois, assure la pérennité du site face à une production de déchets croissante et de plus en plus diversifiée.
À l’instar des autres métropoles nationales, le Grand Agadir est aujourd’hui confronté à une production de déchets de plus en plus massive et diversifiée, une évolution directement portée par une forte dynamique démographique. Actuellement, la décharge contrôlée de Tamelast, située dans la localité de Drarga, à seulement 3 km du périmètre urbain d’Agadir, constitue l’unique centre de traitement régulé de la zone depuis sa mise en service en avril 2010.
Prévu initialement pour une durée d’exploitation de 25 ans, ce site réceptionne annuellement quelque 365.000 tonnes de déchets ménagers et assimilés en provenance des dix communes qui composent le Grand Agadir. Ce flux correspond à la collecte des ordures produites par plus de 1,2 million d’habitants, selon les données du dernier recensement. Afin d’accompagner efficacement l’essor démographique de la région et d’anticiper la saturation des infrastructures, la capacité résiduelle de la décharge, initialement répartie en deux casiers, est désormais appelée à se développer.
Cela se traduit par le lancement de travaux d’envergure en vue de l’extension du deuxième casier d’enfouissement. C’est le groupement des collectivités territoriales « Grand Agadir pour l’environnement et le développement durable » qui pilote cette opération stratégique, avec pour objectif prioritaire la mise à niveau et l’optimisation des capacités d’enfouissement du territoire.
Une emprise au sol de 10.026 mètres carrés
Au-delà d’une simple opération de génie civil, cette extension représente une réponse à la pression de la production de déchets ménagers et assimilés, visant à éviter la saturation précoce des structures existantes tout en garantissant la continuité du service public de traitement des déchets.
Selon les documents techniques, l’extension repose sur une emprise au sol de 10.026 mètres carrés, une surface substantielle qui sera intégralement couverte par un dispositif d’étanchéité multicouche avec plus de 10.000 m² de géo membrane de 1,5 mm et de géotextile de protection seront déployés pour isoler les déchets du milieu naturel.
Ce dimensionnement, complété par des travaux de terrassement impliquant l’excavation de 519 m³ de terre et la mise en œuvre de 3298 m³ de remblais pour les digues, démontre une volonté de maximiser le volume de stockage vertical tout en contenant l’étalement horizontal.
Pour l’aspect financier, ce projet est estimé à environ 2,61 MDH avec un délai d’exécution serré de seulement trois mois. De ce fait, l’objectif principal est d’assurer la continuité de l’exploitation du site en augmentant sa capacité de stockage.
L’équivalent de 80 piscines olympiques de lixiviat
Par ailleurs, d’année en année, les quantités de lixiviat stockées s’amplifient à la décharge contrôlée de Tamelast. Ce volume avoisine actuellement les 200.000 m³, l’équivalent d’environ 80 piscines olympiques.
Aujourd’hui, ce stock, réparti dans huit bassins, représente un risque permanent d’instabilité structurelle malgré les mesures techniques prises, notamment face aux phénomènes climatiques extrêmes.
Le traitement de ce percolat est devenu un problème technique majeur pour les exploitants et les gestionnaires délégués. Une situation d’autant plus critique face à l’évolution des quantités des déchets, mais, également, la vétusté de ce stock accumulé en raison de sa composition chimique complexe et dangereuse, ce qui rend son traitement biologique particulièrement ardu.
De ce fait, l’urgence de se débarrasser de ce stock se pose avec une acuité particulière, les bassins de collecte étant quasiment saturés, à l’exception du huitième, récemment mis en service.
Yassine Saber / Les Inspirations ÉCO
Source de l’article : LesEco.ma



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