Fès: L’Istiqlal plaide pour une pratique politique fondée sur les valeurs
À quelques mois des prochaines échéances électorales, le Parti de l’Istiqlal (PI) relance le débat sur l’éthique et la qualité de la représentation politique. Réunis à Fès lors d’une conférence autour des « valeurs au cœur de la législation marocaine » , responsables politiques et universitaires ont appelé à moraliser la vie publique, à lutter contre l’influence de l’argent et à encourager une participation accrue des jeunes.
L’éthique politique au centre du débat
Le Parti de l’Istiqlal a tenu, vendredi 6 mars à Fès, une conférence inaugurale sous le thème « Les valeurs au cœur de la législation marocaine: vers une pratique politique saine » . Organisée dans un hôtel du centre-ville, la rencontre a rassemblé responsables universitaires, opérateurs économiques, militants et sympathisants du parti.
Animée par Abdeljebbar Rachdi, secrétaire d’État chargé de l’Insertion sociale et président du Conseil national du PI, Allal Amraoui, président du groupe parlementaire istiqlalien et membre du comité exécutif, ainsi que les universitaires Mohamed Bouzlafa, doyen de la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Fès, et Abdelmalek Aouiche, doyen de la Faculté de la Charia, la conférence s’inscrit dans une série de rencontres visant à nourrir la réflexion sur la moralisation de la vie publique.
Lutter contre l’influence de l’argent en politique
D’emblée, Abdeljebbar Rachdi a appelé les formations politiques à préserver la qualité des profils lors des prochaines élections. Pour lui, la crédibilité de l’action politique passe par la sélection de candidats capables d’apporter une véritable valeur ajoutée à l’action publique.
Le secrétaire d’État a notamment insisté sur la nécessité de lutter contre l’usage massif de l’argent dans les campagnes électorales et d’écarter les candidatures qui ne contribuent ni au développement du pays ni à la consolidation de ses choix stratégiques, notamment en matière d’intégrité territoriale et de soutien au plan d’autonomie.
Au-delà de l’éthique électorale, Rachdi a également plaidé pour une mobilisation citoyenne accrue. Selon lui, un taux de participation élevé demeure la meilleure garantie pour faire émerger des profils compétents, capables de porter des programmes politiques réalistes et réalisables. L’enjeu est aussi d’encourager les jeunes à s’impliquer davantage dans la vie publique et à accomplir leur devoir démocratique lors du scrutin prévu le 23 septembre prochain.
L’encadrement politique des jeunes
De son côté, Allal Amraoui est revenu sur l’engagement historique du Parti de l’Istiqlal dans l’encadrement politique et civique des jeunes générations. Il a rappelé que le parti mise sur la diffusion des valeurs d’intégrité, de probité et de responsabilité comme socle d’une pratique politique crédible.
Pour le président du groupe parlementaire istiqlalien, la consolidation de ces valeurs constitue un levier essentiel pour restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions représentatives.
Le regard des universitaires
Les deux doyens d’université présents ont, quant à eux, apporté un éclairage académique sur la question. Mohamed Bouzlafa et Abdelmalek Aouiche ont évoqué le cadre juridique régissant la vie politique au Maroc, insistant sur les principes de responsabilité et de reddition des comptes qui doivent guider l’action des élus.
Les intervenants ont ainsi souligné que la législation marocaine intègre déjà plusieurs mécanismes destinés à renforcer la transparence et l’éthique dans la gestion des affaires publiques. Leur efficacité dépend toutefois, selon eux, de la volonté politique et du respect des valeurs qui doivent accompagner l’exercice du mandat électif.
À travers cette rencontre, le Parti de l’Istiqlal cherche ainsi à replacer la question des valeurs et de l’exemplarité au cœur du débat politique, à l’approche d’échéances électorales qui s’annoncent déterminantes pour la recomposition de la scène politique nationale.
Source de l’article : L'Economiste



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