FENELEC : Présentation de la feuille de route export et du potentiel industriel régional
La Fédération Nationale de l’Électricité, de l’Électronique et des Énergies Renouvelables (FENELEC) a présenté, jeudi à Fès, sa feuille de route dédiée à l’export et à la valorisation du potentiel industriel de la région Fès-Meknès, dans un contexte marqué par la montée en puissance du « Made in Morocco » et l’ouverture accrue sur les marchés internationaux.
Cette stratégie a été dévoilée lors d’une rencontre qui a rassemblé plusieurs acteurs institutionnels et économiques de premier plan, notamment des représentants du ministère de l’Industrie et du Commerce, de la Chambre de Commerce, d’Industrie et de Services (CCIS) de Fès-Meknès, de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), ainsi que de la Société Régionale Multiservices (SRM). Les échanges ont porté sur les opportunités de synergie entre l’offre exportable du secteur électrique et les infrastructures industrielles dont dispose la région.
A cette occasion, le Directeur Général de la FENELEC, Khalil El Guermaï, a dressé un état des lieux des activités de la fédération et présenté son programme prévisionnel pour l’année 2026. Il a rappelé que la FENELEC fédère plus de 650 entreprises, représentant plus de 95% de l’activité nationale dans les secteurs de l’électricité, de l’électronique et des énergies renouvelables. Ces industries génèrent un chiffre d’affaires global estimé à 23,8 milliards de dirhams et assurent près de 69.000 emplois.
Présentant la feuille de route export de la FENELEC pour la période 2024-2027, Khalil El Guermaï a indiqué que cette stratégie vise à renforcer la visibilité de l’offre marocaine et à positionner durablement le secteur sur les marchés internationaux.
A l’horizon 2027, les objectifs fixés tablent sur une hausse de 30% du chiffre d’affaires à l’export, soit un apport supplémentaire de 6 milliards de dirhams, ainsi qu’une augmentation de 25% du nombre d’entreprises exportatrices.
Cette dynamique d’expansion repose notamment sur l’ouverture vers huit nouveaux marchés cibles, à savoir les Émirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite, le Kazakhstan, le Portugal, la Russie, la République Tchèque, l’Argentine et le Canada. Le programme d’action pour 2026 s’articule autour de plusieurs leviers stratégiques, incluant la digitalisation, le développement de l’intelligence économique et le renforcement des partenariats, en particulier avec l’Agence Marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE).
Le plan prévoit également l’organisation des Assises Africaines de l’Énergie en Mauritanie, la participation à des salons internationaux spécialisés, ainsi que la conduite de missions B2B en Espagne, au Portugal et dans plusieurs pays africains, a-t-il ajouté, précisant que la formation figure au cœur de cette démarche, avec des modules ciblés destinés à renforcer les capacités des entreprises marocaines à l’export.
De son côté, le vice-président de la FENELEC, Ahmed Skali El Houssaini, a souligné que la création des Sociétés Régionales Multiservices s’inscrit dans une phase de profonde mutation du secteur.
Il a relevé que la modernisation des réseaux et l’optimisation des investissements ouvrent de nouvelles perspectives de partenariat entre les opérateurs publics et privés, mettant en avant le savoir-faire marocain en matière d’électrification, particulièrement sollicité à l’échelle du continent africain.
Intervenant également lors de cette rencontre, le délégué régional du ministère de l’Industrie et du Commerce, Hachem Alaoui, a mis en exergue la dynamique industrielle de la région Fès-Meknès, dont le chiffre d’affaires industriel dépasse 30 milliards de dirhams, avec des exportations atteignant 3,4 milliards de dirhams.
Il a salué l’approche proactive de la FENELEC, en parfaite cohérence avec la stratégie nationale visant le renforcement de la souveraineté industrielle et la promotion du label « Made in Morocco » .
Dans le même esprit, le président de la CCIS Fès-Meknès, Hamza Benabdallah, a évoqué le renouveau industriel que connaît la région, porté par le développement des infrastructures et l’implantation de nouvelles unités de production.
Il a plaidé pour une meilleure intégration de Fès-Meknès dans les circuits nationaux et internationaux de promotion économique, mettant en avant sa position logistique stratégique et la qualité de son capital humain, issu notamment du pôle universitaire régional.
La rencontre s’est achevée sur une convergence de vues quant à la nécessité de renforcer la coordination entre les différents acteurs afin d’accompagner la montée en gamme des entreprises régionales et de consolider durablement leur présence sur les marchés extérieurs.
Source de l’article : La Vie éco


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