Eric Chelle sur la finale de la CAN 2025: « Quitter le terrain, ça se sanctionne » (vidéo)
Le sélectionneur de l’équipe nationale de football du Nigeria, Eric Chelle, s’est prononcé sans détours sur les décisions prises face aux nombreux incidents qui ont marqué la finale de la CAN 2025 au Maroc.
Les incidents qui ont émaillé la finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 (CAN 2025) ainsi que les sanctions qui s’en sont suivies continuent de faire parler. Invité à l’émission « After Afrique » sur RMC Sport, le sélectionneur des Super Eagles du Nigeria, Eric Chelle, est revenu sur cet épisode sombre du football africain. « Il y a des règles pour tout, et après il y aurait moins de polémiques » , a tranché le technicien malien à propos de la sortie des joueurs sénégalais de la pelouse à l’appel de leur coach Pape Thiaw. « C’est quoi le règlement? » , s’est-il interrogé, soulignant qu’il faut avoir le courage d’appliquer les décisions qui s’imposent.
Pour appuyer son argumentaire, Chelle a rappelé une règle peu connue selon laquelle si un joueur sort délibérément du terrain, par exemple pour aller prendre une bouteille d’eau, il écope directement d’un carton jaune. Alors, que dire d’une équipe qui quitte le terrain, même par protestation, pendant 15 minutes? « Quoi qu’il arrive, il y a des décisions à prendre. Mais pour prendre les décisions, il faut connaître les règles et les appliquer (…) Comme ça, on arrête toutes les polémiques » , a-t-il insisté.
Pour rappel, la finale Maroc-Sénégal, disputée le 18 janvier dernier au stade Moulay Abdellah de Rabat, avait été marqué par le retrait des joueurs et des membres du staff sénégalais de l’aire de jeu à l’appel du sélectionneur Pape Thiaw, l’envahissement de la pelouse par des supporters sénégalais, ainsi que de violentes échauffourées.
Sanctions controversées
Dix jours plus tard, le jury disciplinaire de la CAF a rendu ses incidents. Après examen des rapports officiels, l’instance continentale a infligé une série de sanctions à la Fédération sénégalaise de football (FSF), à la Fédération royale marocaine de football (FRMF), ainsi qu’à plusieurs joueurs et membres des encadrements techniques des deux sélections.
Côté sénégalais, la sanction la plus sévère vise le sélectionneur Pape Bouna Thiaw, suspendu pour cinq matches officiels CAF et condamné à une amende de 100.000 dollars, pour manquements aux principes de fair-play, d’intégrité et de loyauté.
Les joueurs sénégalais Iliman Cheikh Baroy Ndiaye et Ismaïla Sarr ont écopé chacun de deux matches de suspension pour comportement antisportif envers l’arbitre.
Quant à la FSF, elle a été frappée par des amendes de 300.000 dollars pour le comportement inapproprié de ses supporters, 300.000 dollars pour les agissements antisportifs des joueurs et du staff technique, et 15.000 dollars pour faute disciplinaire collective, cinq joueurs ayant été avertis au cours de la rencontre.
Les décisions concernant la partie marocaine ont suscité davantage de réactions. Sur le plan sportif, Achraf Hakimi a été suspendu pour deux matches CAF, dont un avec sursis sur une période d’un an, pour comportement antisportif. Ismaël Saibari, lui, a écope de trois matches de suspension ferme, assortis d’une amende de 100.000 dollars.
Enfin, la FRMF s’est vue infliger les lourdes sanctions financières suivantes: 200.000 dollars pour le comportement jugé inapproprié des ramasseurs de balles, 100.000 dollars pour l’envahissement de la zone VAR par des joueurs et membres de l’encadrement technique, entravant le travail de l’arbitre, et 15.000 dollars pour l’utilisation de lasers par des supporters marocains durant la rencontre.
La FRMF interjette appel
Si la FSF a décidé de ne pas faire appel des sanctions du jury disciplinaires de la CAF, la FRMF a annoncé le 3 février sa décision d’interjeter appel. Dans un communiqué, la faîtière nationale estime que les sanctions infligées par le jury disciplinaire de la CAF ne sont pas à la hauteur de la gravité et de l’ampleur des incidents constatés.
Cette position a été formellement exprimée dans un courrier officiel adressé par le président Fouzi Lekjaa à son homologue de la CAF, Patrice Motsepe, soulignant la non-conformité des décisions prises avec les faits survenus, tout en veillant à préserver l’ensemble des droits prévus par les règlements en vigueur, a fait savoir la FRMF.
Au vu de ces éléments, la FRMF a alors décidé de saisir les instances compétentes en faisant appel des décisions du Jury disciplinaire de la CAF, affirmant ainsi sa volonté de défendre ses droits et d’obtenir une réévaluation des sanctions prononcées.
Source de l’article : H24info



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