ENTRETIEN. « On va essayer de renverser des montagnes lors de la Coupe du monde » : le sélectionneur d’Haïti se confie

ENTRETIEN. « On va essayer de renverser des montagnes lors de la Coupe du monde » : le sélectionneur d’Haïti se confie

À quelques jours d’affronter la Tunisie (29 mars) puis l’Islande (31 mars) en amicaux à Toronto (Canada), et alors qu’il effectuait un bref passage dans sa Vendée natale, le sélectionneur d’Haïti Sébastien Migné a accordé un moment à Ouest-France.

Le natif de La Roche-sur-Yon, âgé de 53 ans, se dit très fier d’être le meneur de cette troupe, pense être en mesure d’enquiquiner leurs adversaires lors de la coupe du monde et espère ainsi qu’une belle image d’Haïti sera renvoyée.

Sept mois après être devenu sélectionneur d’Haïti, vous nous aviez dit : l’objectif est de replacer Haïti sur la carte internationale du football. Dans quelle mesure est-il atteint ?

Je pense qu’il l’est. Après 52 ans d’absence, Haïti va retrouver la plus grosse compétition internationale. Ce n’est pas rien… Cela a une résonance car, en 1974, Haïti était le premier pays noir – avec le Zaïre – à se qualifier pour une coupe du monde. On remet ainsi quelque part les choses à leur place. Je suis très fier d’être le meneur de cette troupe. Maintenant, un autre défi nous attend : on doit représenter Haïti du mieux possible, face à une concurrence qui va nous imposer d’élever notre niveau.

Quand vous aviez expliqué ce qui vous avait séduit dans le projet haïtien, vous aviez glissé que vos proches étaient surpris. Après la qualification, vous avez même révélé que votre femme vous avait interrogé : que fais-tu ? Du coup, que vous ont-ils dit, en novembre ?

J’ai d’abord éprouvé un sentiment de fierté par rapport à mon staff, qui avait accepté de m’accompagner dans cette mission. Je ne sais pas s’il était vraiment convaincu de la possibilité de le faire (se qualifier pour la coupe du monde 2026), mais j’ai la chance qu’il soit uni et fidèle. Tous ces petits suppléments d’âme nous ont certainement aidés à guider l’équipe. Puis, j’ai ensuite eu une pensée pour mes proches. Ils ont dû se dire : il a eu raison d’y aller (sourire).

Un mois avant le dernier rassemblement qui nous amène à nous qualifier, en plus, je n’étais pas loin de la porte de sortie (à la suite de la défaite 3 à 0 contre le Honduras). Souvent, dans ces pays, le football possède une telle place qu’il y a beaucoup de pression négative. Je n’étais pas revanchard,…

Source de l’article : Ouest-France

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