DJ productrice engagée sur la scène électronique
En 2022, Glitter55 a décidé de changer de nom. La DJ et productrice originaire du Maroc, arrivée en France pour ses études et devenue artiste après avoir aidé au développement de la carrière des autres, met enfin un terme à des années de massacre orthographique. Elle avait accolé à son nom de scène la transcription du nombre 55 en chiffres arabes orientaux, une célèbre incantation au Maroc pour se protéger du mauvais œil, qui se retrouvait saccagée par les graphistes de presque tous les festivals européens. Par respect pour ses parents, elle a préféré la retirer. Sur son compte Instagram, Manar, de son vrai nom, partage des images de vacances, des récaps de concerts, des affiches de soirées où elle s’est produite récemment. Son feed pourrait ressembler à celui de n’importe quel artiste de musique électronique qui joue un peu partout en France et ailleurs. Sauf qu’elle utilise aussi cette plateforme et ses dix mille abonnés pour communiquer sur des causes qui lui sont chères, organisant des soirées appelées Fissa pour permettre à des DJs sans visa de venir se produire en Europe, et commentant les conflits en cours et la crise migratoire à travers, notamment, des événements de soutien où elle joue, presque toujours gratuitement, pour reverser les fonds à des ONG. Glitter55 est de ces artistes qui refusent de garder le silence sur les conflits mondiaux et optent, dans un monde de la culture et des médias qui a tendance à invisibiliser les prises de position militantes, pour le soin et la lutte. The Red Bulletin est allé à sa rencontre afin de comprendre les raisons de ce choix.
Source de l’article : Red Bull



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