Deva Cassel et Julien De Saint Jean, forces d’attraction
Un détail chiffonne Julien De Saint Jean. Son pull gris n’est-il pas trop austère pour la photo de couverture ? En pleine séance, il demande au photographe de l’attendre une minute. Et hop : le voilà de retour, dans un élégant costume, au volant d’une Alfa Romeo au rouge flamboyant. Sur le siège passager du bolide, Deva Cassel réajuste sa robe au dos nu, feignant d’ignorer le froid hivernal. Quelques curieux s’arrêtent dans cette rue parisienne du IXe arrondissement. Imperturbable, le tandem de comédiens reste concentré sur l’objectif. Et tout un imaginaire s’ouvre à nous : la jeunesse, la liberté, le cinéma des années 1960. Grace Kelly et Cary Grant dans leur Sunbeam Alpine de La Main au collet, Anna Karina et Jean-Paul Belmondo dans leur Peugeot 404 de Pierrot le fou… La magie du cinéma, en somme.
Comment concevoir un plus beau duo pour porter Le Fantôme de l’Opéra ? Deva Cassel et Julien De Saint Jean seront à l’affiche, le 23 septembre prochain, de l’un des films français les plus ambitieux de l’année. Une réinterprétation du roman de Gaston Leroux, produite par SND et FullDawa, et transposée dans notre époque contemporaine. Le long métrage, tourné principalement à l’Opéra Garnier, dépoussière le récit. « Il y a déjà un imaginaire collectif autour du film, explique le comédien. Ce qui est intéressant, c’est de voir comment un réalisateur s’en empare ou le détourne. » Adieu le chant, place aux tableaux (classiques et néo-contemporains) de Marion Motin, chorégraphe de renommée internationale. En toile de fond, une histoire d’amour impossible entre une danseuse et l’esprit d’un pianiste.
Comme pour toute production à gros budget, le casting était un enjeu majeur. Il fallait trouver la perle rare, deux acteurs alliant modernité et élégance intemporelle. « Pour le rôle-titre, je cherchais un jeune homme beau et très magnétique, explique le réalisateur Alexandre Castagnetti. J’ai apprécié la justesse et la technicité du jeu de Julien De Saint Jean. » À 25 ans, il cumule déjà une sélection aux Révélations des César 2024 pour son rôle dans Le Paradis, ainsi qu’un succès au box-office. Le grand public l’a découvert dans Le Comte de Monte-Cristo, le carton à 9,4 millions de spectateurs, où il crève l’écran dans le rôle d’Andrea Cavalcanti, le fils illégitime de Villefort, recueilli et élevé par Edmond Dantès.
Deva Cassel, de quatre ans sa cadette, est encore en phase d’apprentissage. À son actif, des campagnes pour Dior, Max Mara ou encore Dolce & Gabbana, et une poignée de rôles, dont un récurrent dans la mini-série Netflix Le Guépard. La fille de Vincent Cassel et de Monica Bellucci a impressionné le cinéaste dès leur première rencontre, dans un bistrot : « Je l’ai tout de suite trouvée exceptionnelle. Un côté vaporeux, une élégance dans la démarche, comme si elle flottait sur le monde. » Selfie avec Marion Cotillard
Regard perçant, mâchoire ciselée et faux airs d’Alain Delon. Le jour de notre rendez-vous, dans un café parisien, Julien De Saint Jean est en avance. Le temps de négocier avec la serveuse une table au calme dans l’arrière-salle. Tout anticiper, c’est aussi la marque des grands anxieux. Pour conjurer ce trac omniprésent, le jeune acteur a toujours le souci du geste parfait. Avant de jouer le fantôme de l’Opéra, il avait révisé ses gammes : regarder Phantom of the Paradise, l’adaptation déjantée de Brian de Palma ( « J’ai adoré, c’était hyper pop » ), ou revoir Twilight, auquel le film a d’emblée été comparé ( « Ça n’a pas très bien vieilli, non ? » ). Avant d’être rattrapé par son emploi du temps, il avait même prévu d’aller à Londres pour voir la comédie musicale. Une seule obsession : donner corps à ce personnage surplombant le film de sa présence. Hors de question d’en faire une simple « figure sombre » , une entité abstraite. « Il est très précis sur les intentions, confirme Alexandre Castagnetti. Il pose toujours des questions, sur la moindre phase, la moindre intonation. » Le tournage a permis au comédien de découvrir pour la première fois l’Opéra Garnier. Il a parfois parcouru ses dédales pour un regard caméra ou un passage derrière un miroir. Des instants furtifs sublimés en post-production par les effets spéciaux. « C’est une fable. Quand nous filmions en studio le lac souterrain de l’opéra, j’avais vraiment l’impression d’être sur le plateau de Harry Potter et la Chambre des secrets » , dit-il, émerveillé.
L’expérience était aussi mémorable pour Deva Cassel. Mais le mot « stress » ne fait pas partie de son vocabulaire. À deux reprises lors de l’interview, elle rectifie : elle n’était pas « stressée » par Le Fantôme de l’Opéra. Comme si son monologue intérieur faisait rempart à toute pensée négative : « C’est mon premier rôle en France. C’est un projet qui est beaucoup plus grand que moi, comme tous ceux qui vont suivre. Donc évidemment, je voulais bien faire. » Au moment de la rencontre, elle porte un long manteau noir et une casquette dissimulant à moitié son visage. La voix est douce, un chuchotement traversé d’un très léger accent. On hésite : peut-être faudrait-il rapprocher l’enregistreur ? Mais l’enthousiasme fait monter les décibels, à l’évocation de la préparation physique du rôle. Des entraînements de danse à la chaîne, parfois cinq fois par semaine. Tout passe sous le prisme du spirituel chez cette férue de méditation : « Cela transmet une fluidité entre le corps et l’âme qui est importante pour le jeu. » Sur le plateau, elle a retrouvé Guillaume Diop, star du ballet de l’Opéra national de Paris dans la vie comme à l’écran. Ils s’étaient rencontrés, quelques années plus tôt, pour jouer dans une campagne Cartier. Elle laisse échapper un rire enfantin : « Il devait me faire tournoyer. Je ne m’attendais pas à ce qu’il ait autant de force. J’ai cru m’envoler ! » Avec ce nouveau face-à-face, elle a pu mesurer le chemin parcouru : « Au moment du porté, je n’avais plus peur qu’il me lâche cette fois-ci. » Comment vient-on à vouloir être un autre ? À mener mille vies en une seule ? Julien De Saint Jean est né dans le village de Saint-Julien, dans le Var. Il plaisante : « Julien De Saint Jean de Saint-Julien… Oui, je sais que ça fait beaucoup. » La mère est femme au foyer ; le père travaille dans le secteur du bâtiment, entrepreneur en devenir. Il commence les cours de théâtre à 6 ans puis, sur son temps libre, se la joue réalisateur, avec un logiciel de montage. À quoi ressemblaient ces vidéos – on n’ira pas jusqu’à prononcer le mot « court-métrage » ? « Des trucs très moches avec des fausses flammes et des téléportations. » Jusqu’ici rien d’inhabituel, mais l’obsession s’intensifie au fil du temps. Il consulte des annonces d’auditions sur un site payant, la carte de crédit de sa mère en main. Justement, une équipe de tournage s’apprête à poser ses caméras dans son collège. Toutes les deux semaines, il relance la directrice de casting, qui finit par lui crier : « Vous allez arrêter de m’appeler maintenant ? » Les parents, eux, rêvent de voir leur fils reprendre la boîte familiale. Plus sécurisant, surtout, qu’un milieu complètement étranger. « Ils m’ont toujours soutenu, même si toutes les histoires de #MeToo ou de jeunes acteurs ayant mal tourné, cela ne les rassurait pas. » Face à tant de détermination, les parents finissent par capituler. À seulement 15 ans, l’adolescent intègre le Conservatoire de Lyon, encore plein d’insouciance : « J’étais avec des gens plus âgés que j’admirais, se souvient-il. Mais je ne connaissais pas encore la rigueur du travail. J’ai dû apprendre à canaliser mon énergie. » C’est la découverte de la grande ville et de ses possibilités infinies. Faire la fête. Avaler des hamburgers à trois heures du matin. Croiser son idole, Marion Cotillard, venue présenter un film dans le cinéma du coin. Il se souvient encore avec précision de ce moment, du selfie pris à la volée, des mots qu’il lui a glissés : « Un jour, on travaillera ensemble. » Avec du recul, il pose un autre regard sur cette scène : « La pauvre, il y avait tellement de monde, cela devait être horrible pour elle. Je ne crois même pas qu’elle m’ait entendu. » Là où Julien De Saint Jean a dû convaincre son entourage, tout le monde en revanche imaginait Deva Cassel en star du grand écran. Comment en serait-il autrement avec un tel patronyme ? « Pourtant, je ne m’intéressais pas tellement à la culture cinématographique. » Hormis la une du Vanity Fair italien en mai 2025 pour Le Guépard, je lui rappelle qu’elle a déjà fait il y a très longtemps la couverture du magazine. Elle écarquille grand les yeux. Je réplique : « Oui, vous étiez dans le ventre de votre mère. » « Ah oui, c’est vrai » , répond-elle en partant dans un rire candide. Et pourtant, quel cliché mémorable. C’était en 2004, déjà dans l’édition italienne. Monica Bellucci y posait nue, sous l’objectif de Fabrizio Ferri, affichant fièrement sa grossesse. Un geste de protestation contre une loi réservant le don de sperme aux seuls couples mariés. L’image que la jeune femme garde, elle, de son enfance ? « L’avion. J’y ai passé beaucoup de temps, avec mes parents, mes sœurs, des amis. J’y ai ressenti plein d’émotions : la joie à l’arrivée, la tristesse de quitter un endroit ou une personne, le stress de finir un devoir sans connexion internet. » Il y a ces moments passés sur les tournages, dont les souvenirs se confondent. Il y a aussi cette vie au carrefour du monde : Rome, ville de naissance ; Paris, ville de l’apprentissage ; Rio de Janeiro, ville adoptive du père, Vincent Cassel. C’est devenu une solution de repli pour cette introvertie : voyager pour se ressourcer et fuir le bruit ambiant, comme certains privilégient l’hibernation. Deva est de partout et de nulle part à la fois. Ou plutôt, elle a réussi à trouver « une stabilité dans le mouvement » , dans cette utopie babélienne où il est de bon ton de manier cinq langues : français, anglais, italien, portugais et espagnol. L’indépendance et la capacité d’adaptation sont des fondements de son éducation. « Tu connais cette fille ? » Pour le reste, elle tient d’abord à se démarquer. Sa passion première ? La mode. Regarder les séances photo dans les magazines. Examiner avec un œil critique son rapport fluctuant au style et au vêtement. Un jour, l’année de ses 14 ans, elle rend visite à sa mère sur un shooting. « Tu veux poser ? » , lui propose le photographe. Sans hésiter, l’adolescente s’exécute. L’exercice tient de l’évidence : « Je me suis sentie tout de suite à l’aise. À la fois dans une mise à nu et enrobée par la vision d’un artiste. » Elle a d’ailleurs toujours cette âme d’esthète. Il suffit de l’écouter parler du Chagall ornant le dôme du Palais Garnier. Ou de jeter un œil à son compte Instagram aux allures de moodboard. Elle dessine, cuisine, s’essaie à la photographie. Mais pourquoi se cantonner à un seul domaine ? Très vite, Deva Cassel a voulu explorer d’autres moyens d’expression. Concordance des esprits. En 2023, la réalisatrice italienne Laura Luchetti lui propose un rôle dans son long métrage, La Bella estate. À seulement 18 ans, elle incarne un modèle s’effeuillant pour des artistes, une jeune fille bohème et libre d’esprit. « Je cherchais une beauté classique, explique la cinéaste, mais avec une certaine mélancolie dans le regard. Quelqu’un qui sait la nécessité de faire bonne figure, de sourire devant la caméra, en toute circonstance. » Elle a visé juste.
Personne n’est préparé aux vertiges du succès. En 2024, Julien De Saint Jean fait ses premiers pas sur la Croisette pour présenter en avant-première Le Comte de Monte-Cristo, fresque de trois heures portée par Pierre Niney. Vanity Fair le suit dans cette folle journée, de l’arrivée sur le quai de la gare à la préparation pour la montée des marches. À quelques instants du départ, le comédien s’inquiète auprès de son équipe : « Tu sais où est mon nœud pap’ ? » Il fouille dans la valise, le dressing, et des recoins insoupçonnés de la chambre. Dans ces moments de tension, un simple oubli peut tourner au au cataclysme. On lui livre l’accessoire in extremis, mais est-ce vraiment nécessaire finalement ? Il abandonne l’idée. L’heure est venue de monter les marches et d’entrer dans l’auditorium Louis Lumière, sous les applaudissements.
Dans ce tourbillon, il cherche en vain un point de repère : sa famille, assise dans la salle. Lorsque les lumières finissent par s’éteindre, Pierfrancesco Favino, acteur italien également au casting du film, lui glisse en anglais : « Ne t’inquiète pas, tes parents sont fiers de toi ! » Le générique de fin est suivi par douze minutes de standing ovation. Douze minutes, c’est si long. Qu’a-t-il ressenti pendant ce moment un brin irréel ? « Je me suis remis à pleurer, raconte-t-il aujourd’hui. Mais avant la projection, lors de la montée des marches, j’étais tellement comprimé. À l’image, j’avais l’air blasé. » Comme il l’avait pressenti, le film marque le début « d’un autre type de vie » . À présent, on le reconnaît dans la rue, on l’arrête pour faire des photos, on lui consacre même des « edits » sur TikTok. La version 2026 du poster collé sur le mur. Il s’en amuse : « Parfois, mon père m’envoie une vidéo et me dit : » Tu connais cette fille ? « » Évidemment, il ne la connaît pas. Julien De Saint Jean insiste, en cet après-midi parisien : « Je n’ai pas vraiment changé. » Enfin un talent qui n’est pas écrasé par la machine du media training ? Son débit de parole fait la course avec sa pensée. Son visage trahit la moindre émotion. Mais il apprend à poser ses limites. Dans la famille, son nouveau statut suscite à la fois fierté et fascination. Il a donc instauré une règle simple : à Noël, interdiction de parler de cinéma pendant des heures. « Cela me replace dans une position de représentation, explique-t-il. Quand je suis avec mes proches, je veux être à nouveau cet ado qui va chercher la bûche au frigo. » D’autres au contraire ont toujours dû composer avec la célébrité. Pour preuve, Deva Cassel exécute un numéro d’équilibriste pendant notre entretien. Évoquer ses proches tout en gardant une certaine pudeur. Donner une idée d’une enfance sous les projecteurs, sans paraître indélicate ou même ingrate. « Très tôt, mes parents nous ont appris la différence entre l’artiste et la personne, explique-t-elle. Certes, ils étaient célèbres. Mais pour moi, ils faisaient juste un métier qui nous permettait de bien vivre. C’était ma normalité. » Monica Bellucci a toujours pris soin de la protéger : « C’est une maman italienne, plaisante-t-elle. Mais elle m’a aussi laissée faire mes propres choix pour apprendre de mes erreurs. » Elle connaît l’importance de préserver son intimité : « Il y a le personnage qu’on laisse voir aux autres et ce que l’on est réellement. » En grande romantique, elle parle avec une joie contagieuse de son petit ami, l’acteur Saul Nanni, 26 ans. Depuis leur rencontre sur le tournage du Guépard, remake en série du célèbre film de Luchino Visconti, ils sont devenus un couple en vogue en Italie. « Ce n’était pas du tout un coup de foudre, précise-t-elle. Nous étions collègues et amis. Et puis, au bout de deux mois de tournage, il est parti tourner des scènes de son côté en Sicile. À son retour, j’ai réalisé à quel point il m’avait manqué. » C’est sa première relation officielle (elle dit « adulte » ). Depuis deux ans et demi, ils filent le parfait amour, essaient sans cesse « de se reconquérir » . A-t-il rencontré les beaux-parents ? « Oui, cela s’est super bien passé, vraiment. Je ne pouvais pas demander mieux. » Langage des signes
À chacun sa stratégie pour survivre dans le milieu impitoyable du cinéma. Exit la nonchalance feinte. Julien De Saint Jean manifeste ses désirs à haute voix. Remporter un César, par exemple, l’ultime « reconnaissance du métier » . À l’âge de 8 ans, dans sa chambre, il gribouillait déjà son premier discours de remerciements. Il parle aussi librement des rôles qui lui ont échappé. Le prochain film de Lukas Dhont, pour lequel il a passé des essais, ou encore Nino dans la nuit de Laurent Micheli, dont les scènes de soirée techno lui rappellent ses souvenirs noctambules. Il fait désormais partie des jeunes acteurs figurant d’emblée sur la shortlist des réalisateurs. Mais une question le hante : comment s’inscrire sur la durée ? Au fond, il fait partie d’une génération pleinement consciente de l’aspect éphémère des choses. Alors, il joue à cache-cache avec les projections de chacun. Longtemps, on lui a confié des rôles de personnages taiseux, en colère, très en intériorité. Mais les choses changent. Il précise avec malice : « Je commence même à sourire à l’écran. » Il a joué récemment un pianiste muet ultra-sensible dans Le Cœur fou, rôle qui lui a demandé d’apprendre quelques rudiments de la langue des signes. Est-il capable de l’utiliser dans la vie quotidienne ? « Non » , me répond-il d’emblée. Il reprend : « Enfin, je connais quelques bases… » Il lève les mains, traduit les mots « maman » , « merci » ou « monsieur » . Après ce rôle complexe, direction l’Inde pour le tournage d’une comédie romantique. Courage à celui qui voudra l’enfermer dans une case.
Deva Cassel anticipe elle aussi tous les pièges. Ceux inhérent au statut de « fille de » . Elle prononce le mot « népotisme » , avant même qu’il ne surgisse dans la conversation. « C’est quelque chose que les gens voient avec des paillettes dans les yeux. En réalité, si on ne sait pas le gérer, cela apporte plus de malheur que de bon. » Elle sait qu’elle est attendue au tournant. Donc elle arrive « encore plus préparée que les autres » , et ne déroge pas à son éthique de travail. Laura Lochetti, qui lui a offert son premier rôle, confirme : « Elle était présente sur le tournage, même quand elle n’avait aucune scène. Elle connaissait le scénario et le projet par cœur, pas seulement son rôle. » Deva Cassel le concède, le regard des autres peut être parfois intrusif. On la dit sensible, mais le mannequinat lui a appris à mieux gérer cette exposition. Impossible d’évoluer sous les yeux de tous sans une carapace. Un petit pas après l’autre, c’est ainsi qu’elle conçoit sa carrière. Elle s’apprête d’ailleurs à franchir un nouveau cap dans sa filmographie naissante avec Zéro A.D, une grosse production avec Sam Worthington et Gael García Bernal, tournée récemment au Maroc. Mais un rêve encore plus grand l’anime : collaborer un jour avec Yórgos Lánthimos, l’un de ses réalisateurs préférés. « Vous avez vu Bugonia ? » , me demande-t-elle comme une confidence. Elle fantasme un rôle « cru, très différent, pas basé sur [son] apparence » . Mais serait-elle prête à se raser le crâne, comme Emma Stone dans le film ? « J’en rêve » , répond-elle immédiatement. Elle fait une pause, et poursuit : « Les cheveux retiennent beaucoup de souvenirs. J’aurais sans doute envie, à un moment dans ma vie, d’un nouveau départ. » Des souvenirs, Deva commence à en avoir quelques-uns. Avec, peut-être comme premier d’entre eux, une certaine couverture de Vanity Fair où sa mère pose la main sur son ventre arrondi.
Source de l’article : Vanity Fair



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