Dette souveraine : le Maroc parmi les trois plus grands émetteurs africains en 2026
Porté par une notation améliorée et une confiance accrue des marchés, le Maroc s’impose en 2026 comme l’un des trois principaux émetteurs de dette souveraine en Afrique, selon le dernier rapport de S&P Global Ratings.
Aux côtés de l’Égypte et de l’Afrique du Sud, le Royaume confirme ainsi sa place parmi les acteurs majeurs du financement sur les marchés internationaux. Cette position reflète à la fois l’ampleur des réformes engagées et la crédibilité renforcée de sa signature financière.
Dans un contexte où les pays africains devraient lever un montant record de 155 milliards de dollars en dette commerciale à long terme — en hausse de 10 % par rapport à 2025 — le Maroc se distingue par une stratégie active et structurée. Contrairement à d’autres économies du continent, ses emprunts ne visent pas à répondre à des urgences budgétaires immédiates, mais à accompagner une transformation économique de long terme, indique le rapport.
Le recours aux marchés s’inscrit ainsi dans une logique de refinancement de dettes arrivant à maturité et de financement de projets structurants, notamment dans les secteurs de l’eau, de l’énergie et des infrastructures liées à la Coupe du monde 2030.
Un avantage compétitif déterminant
Le Maroc bénéficie d’un atout majeur : sa notation souveraine BBB-, obtenue en septembre dernier, qui lui permet de réintégrer la catégorie « Investment Grade » . Cette distinction, rare à l’échelle africaine, lui ouvre l’accès à des conditions de financement plus favorables que celles de nombreux pays voisins.
Dans un environnement international marqué par la volatilité des prix de l’énergie et les tensions logistiques, cette crédibilité constitue un levier essentiel. Elle permet au Royaume d’optimiser le coût de sa dette tout en poursuivant ses réformes sociales et industrielles.
Une vigilance maintenue sur la soutenabilité
Cette dynamique s’inscrit néanmoins dans un contexte continental exigeant. Selon S&P, la dette commerciale totale de l’Afrique devrait dépasser les 1.200 milliards de dollars en 2026, sous l’effet de besoins budgétaires croissants.
Si le Maroc affiche un ratio dette/PIB relativement maîtrisé, la gestion du service de la dette et l’exposition aux fluctuations des taux de change demeurent des enjeux clés pour les autorités.
Source de l’article : H24info



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