Démantèlement d’un réseau de migration clandestine
Les services de police relevant de la préfecture de sûreté d’Agadir, en coordination avec les éléments de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), ont procédé mardi 24 mars à l’interpellation de trois individus soupçonnés d’appartenir à un réseau criminel actif dans l’organisation de la migration irrégulière et la traite d’êtres humains.
Parmi les personnes arrêtées figurent une femme ainsi que deux hommes connus pour leurs antécédents judiciaires. Selon les premières informations de l’enquête, les suspects ont été appréhendés en état de flagrance alors qu’ils s’apprêtaient à organiser une opération de migration clandestine par voie maritime.
Cette tentative devait bénéficier à 25 candidats à l’émigration irrégulière, dont sept femmes et trois mineurs. Les candidats ont été localisés dans plusieurs quartiers de la ville d’Agadir ainsi que dans la zone rurale de Sidi Bibi, où les autorités ont mené des opérations de ratissage coordonnées.
Saisie d’argent et d’un véhicule
Les opérations de perquisition menées dans le cadre de cette affaire ont permis la saisie d’une somme d’argent suspectée de provenir des activités criminelles liées à l’organisation de la migration clandestine. Les enquêteurs ont également procédé à la mise sous scellés d’un véhicule léger, présumé avoir été utilisé pour faciliter la logistique du réseau.
Ces éléments matériels devraient contribuer à étayer les investigations en cours et à déterminer les mécanismes de fonctionnement de ce réseau ainsi que ses ramifications éventuelles.
La vérification de l’identité des personnes interpellées et des candidats à la migration clandestine à travers la base de données de la sûreté nationale a révélé que deux d’entre eux faisaient l’objet d’avis de recherche à l’échelle nationale. Ils sont soupçonnés d’implication dans des affaires liées notamment au trafic de stupéfiants ainsi qu’à des faits de coups et blessures.
Cette découverte met en lumière les liens possibles entre les réseaux de migration irrégulière et d’autres formes de criminalité organisée, renforçant l’importance des opérations de contrôle et de coordination entre les différents services de sécurité.
Enquête judiciaire en cours
Les suspects majeurs ont été placés en garde à vue dans le cadre de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet compétent. Quant aux mineurs interpellés, ils ont été maintenus sous mesure de surveillance, conformément aux procédures en vigueur.
Les investigations se poursuivent afin de déterminer l’ensemble des circonstances entourant cette affaire, d’identifier d’éventuelles complicités et de retracer les ramifications nationales et internationales de ce réseau présumé.
Source de l’article : Lebrief



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