De Paris à Marrakech : le circuit du blanchiment d’Eddy L. devant la justice
Eddy L., figure centrale d’un procès pour trafic d’armes et de stupéfiants qui se tient jusqu’au 11 février à Paris, a fermement contesté jeudi avoir dirigé un réseau d’envergure. Si le prévenu de 40 ans a réfuté la vente d’armes de guerre, lançant à la barre qu’ « on n’est pas au Texas » , les débats ont largement porté sur les connexions financières du groupe avec le Maroc.
L’accusation soupçonne en effet un blanchiment d’argent structuré vers le Royaume, où Eddy L. s’était installé en octobre 2021 avant de se rendre aux autorités. Les enquêteurs ont versé au dossier des éléments matériels probants, notamment des reçus de paiement pour l’acquisition sur plan de deux appartements à Marrakech, ainsi qu’un acte d’achat immobilier à Dubaï.
Les flux d’argent liquide vers le Maroc sont au cœur des investigations. La sœur du prévenu, jugée pour association de malfaiteurs et blanchiment, a reconnu avoir transporté plus de 17 000 euros en espèces de l’autre côté de la Méditerranée. Interrogé sur les sommes qui lui étaient envoyées sur place par d’autres coprévenus, Eddy L. a minimisé les faits, évoquant des remboursements de dettes personnelles plutôt que des profits issus du crime organisé.
Outre les onze prévenus présents, l’ombre de deux absents plane sur l’audience : deux autres suspects, actuellement sous le coup d’un mandat d’arrêt, sont fortement soupçonnés par la justice française d’avoir trouvé refuge au Maroc.
Source de l’article : Bladi.net



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