David Frétigné retrouve la course : un challenge incroyable avec Honda sur l’Africa Eco Race

Le Dakar. Un nom magique pour David Frétigné. Le pilote moto villefranchois y a connu ses plus grandes heures de gloire lorsque l’épreuve imaginée par Thierry Sabine sillonnait encore les pistes du continent africain.

À cette époque, il s’est classé à deux reprises 5e et deux fois 7e, remportant plusieurs spéciales. En 2009, alors que le rallye avait déjà migré vers l’Amérique latine, il est même monté sur le podium en terminant 3e. Aujourd’hui, le Dakar se dispute en Arabie saoudite. Beaucoup restent toutefois nostalgiques de l’Afrique.

C’est dans cet esprit qu’a été créée l’Africa Eco Race, un rallye-raid qui reprend les traces du Dakar d’antan. En voiture, en moto, en camion ou en quad, les concurrents y retrouvent l’essence originelle de l’épreuve, avec une arrivée mythique sur la plage du Lac Rose, au Sénégal. Longtemps organisée en même temps que le Dakar, l’Africa Eco Race se déroulera en 2026 après celui-ci, lui offrant une visibilité médiatique accrue.

L’embarquement est prévu le 20 janvier à Marseille, pour un départ officiel le 25 janvier avec un prologue à Nador, au Maroc. L’arrivée est programmée le 7 février au Sénégal, au terme de plus de 6 000 kilomètres de course. « Un challenge incroyable » Après plusieurs années loin de la compétition, David Frétigné s’apprête à retrouver les émotions de la course. À 55 ans, il se lance un nouveau défi. « C’est un challenge incroyable que j’ai l’opportunité de relever » , s’enthousiasme celui qui dirige depuis 2019 un centre de formation Honda, installé dans le bois de Margues à Martiel.

Il y transmet sa passion du pilotage aux membres du réseau Honda (concessionnaires, mécaniciens, clients), mais aussi à tous les amateurs de rallye-raid et de disciplines tout-terrain. « Sur l’Africa Eco Race, Honda engage neuf clients, avec un camion d’assistance et des mécaniciens confirmés de Honda France. Je vais mettre mon expérience à leur service, explique-t-il. L’idée est de leur faire partager mon vécu. » Seulement un accompagnateur ?

S’il entend avant tout jouer un rôle d’accompagnateur, David Frétigné ne ferme pas la porte à une ambition personnelle. « Je n’ai plus rien à prouver. Mais mon esprit compétiteur va sûrement ressurgir. Je vais d’abord prendre la température, puis aviser au fil de la course. On part tous ensemble, l’objectif est d’arriver tous ensemble. » La présence de pilotes de renom comme Gautier Paulin ou l’Italien Alessandro Botturi pourrait toutefois rapidement le pousser à hausser le rythme. Pour être prêt, il a intensifié sa préparation physique et doublé les séances d’entraînement sur le circuit de sable qu’il a aménagé dans son centre du bois de Margues. Avec le numéro 12 — son numéro fétiche — qu’il a réussi à obtenir, nul doute que David Frétigné aura à cœur de faire encore honneur à son département d’adoption et à Villefranche.

Source de l’article : ladepeche.fr