Chloé N’Gazi, partie fâchée, retrouve l’OM avec Montpellier : « J’ai appris à mes dépens que le placard n’est jamais très loin »

Chloé N’Gazi, partie fâchée, retrouve l’OM avec Montpellier : « J’ai appris à mes dépens que le placard n’est jamais très loin »

Alors qu’une immense fête se prépare à l’Orange Vélodrome ce samedi, le match opposant les Marseillaises au MHSC aura une saveur toute particulière pour Chloé N’Gazi, la nouvelle gardienne de but du club héraultais. Et pour cause. Il y a encore quelques semaines, la native de Meudon (29 ans), défendait encore les couleurs de l’OM où elle avait signé en janvier 2025, alors que l’équipe évoluait encore en Seconde Ligue. Avant que cela ne tourne mal.

Le 21 février dernier, l’internationale algérienne annonçait son départ du club phocéen dans un message sur son compte Instagram, évoquant « les rouages invisibles mais destructeurs du monde du football dont on ne parle pas assez » . Cette saison, N’Gazi n’aura joué que quatre matches avec l’OM : la première journée de Championnat à Lyon (1-3), puis trois rencontres de Coupe de la Ligue, la dernière étant encore contre OL Lyonnes, le 24 janvier (1-5, huitièmes de finale).

Sollicitée pour en savoir davantage sur ce message, l’ancienne joueuse du Havre, de Fleury, d’Issy ou encore du PSG nous a fait savoir via son entourage qu’elle ne souhaitait pas s’exprimer, préférant se concentrer sur le maintien de Montpellier, dernier du Championnat. Le club héraultais a officialisé son engagement, jusqu’à la fin de la saison, au lendemain de son message. En revanche, plusieurs sources proches de l’OM nous ont indiqué que les propos de N’Gazi viseraient la direction sportive et notamment Antoine Ferreira, le directeur sportif marseillais, qui aurait grandement contribué à sa mise à l’écart.

Un départ aux raisons obscures

L’une d’elles ose même parler d’un « acharnement » du dirigeant envers la joueuse. « Titulaire puis mise de côté, j’ai appris à mes dépens qu’il y avait des choix qui ne s’expliquaient pas. Et que le placard n’est jamais très loin » , écrivait également N’Gazi, qui aurait payé sa proximité avec Frédéric Gonçalves, l’ancien entraîneur des Marseillaises. Celui-ci avait été limogé avant même le début de la saison, à la suite d’une bagarre en Espagne lors de la préparation.

L’Olympique de Marseille parle de son côté « d’une question de politique sportive » . Lors du mercato hivernal, le club, qui s’était opposé au départ de N’Gazi vers l’Arabie saoudite, a recruté Marie-Morgane Sieber (ex-Strasbourg, Rodez, Guingamp…), notamment pour pallier une éventuelle blessure de l’Italo-Canadienne Margot Shore, arrivée en juillet dernier, mais aussi en vue du départ en sélection de N’Gazi pour la CAN qu’elle devait disputer avec l’Algérie et qui a finalement été reportée à l’été prochain. Pour le club, il ne s’agissait que d’une mise en concurrence de trois gardiennes de très haut niveau.

Toujours est-il que dans son message, N’Gazi avait eu une pensée pour ses coéquipières, pour le staff médical, l’intendant, les agents de sécurité ou encore les femmes de ménage, mais elle n’avait salué ni la direction du club ni Corinne Diacre, l’entraîneuse olympienne, et son staff technique. « Un livre se ferme, mais mon histoire, elle… continue grâce à Dieu » , avait conclu la gardienne que le destin, facétieux, a finalement très vite ramenée à Marseille.

Source de l’article : L'Équipe

Laisser un commentaire