Ces députés marocains qui ne paient pas la pension alimentaire de leurs enfants
L’affaire fait grand bruit dans les couloirs de l’hémicycle. La justice a ordonné la saisie à la source des indemnités de cinq députés, contraints par la force publique à honorer leurs dettes familiales. Parmi eux, un élu de la région Rabat-Salé-Kénitra aurait même tenté, dans la panique, de négocier la discrétion avec l’administration financière du Parlement, suppliant que l’affaire ne s’ébruite pas pour ne pas devenir la risée de son groupe politique.
À lire : Hiba Abouk réagit à la polémique autour de son divorce avec Achraf Hakimi
Le paradoxe est cinglant. Ces représentants de la nation, chargés de défendre les droits des citoyens, se retrouvent en infraction sur des obligations morales élémentaires. Certains cas relèvent de la négligence, mais d’autres s’apparentent à de la mauvaise foi caractérisée : un député, pourtant réputé fortuné, aurait accumulé jusqu’à 200 000 dirhams d’arriérés de pension avant que la justice ne bloque ses virements.
À lire : Faudel rattrapé par la justice au Maroc
Si la saisie sur salaire est une première étape, ces élus ont frôlé le pire. Le Code pénal marocain (articles 479 et 480) prévoit des peines de prison ferme pour abandon de famille et refus de paiement de la pension alimentaire. Désormais, avec la mise en place prochaine d’une plateforme numérique par le ministère de la Justice pour traquer les mauvais payeurs, l’étau se resserre. Pour ces « pères la loi » qui oublient d’être pères tout court, l’immunité parlementaire ne couvre pas l’irresponsabilité familiale.
Source de l’article : Bladi.net



Laisser un commentaire