Ce qu’il faut savoir sur le dinosaure de 100 millions d’années découvert à Tendrara

Ce qu’il faut savoir sur le dinosaure de 100 millions d’années découvert à Tendrara

Un fossile de dinosaure vieux de plus de 100 millions d’années a été découvert à Tendrara, révélant un pan méconnu de l’histoire naturelle de l’Oriental marocain.

Une équipe de chercheurs de la Faculté des sciences de l’Université Mohammed‑Premier d’Oujda, en collaboration avec des experts internationaux, a mis au jour les restes fossilisés d’un dinosaure jusqu’ici inconnu dans la région de Tendrara, à l’est du Maroc. Il s’agit, selon Europe Africa, d’une découverte de « jalon majeur » dans l’étude de la préhistoire nord‑africaine.

Selon les données rapportées par Europe Africa, les premières analyses indiquent que ce dinosaure herbivore vivait il y a plus de 100 millions d’années, durant le Crétacé. Cette période, marquée par une grande diversité d’espèces, est déjà bien représentée dans les gisements marocains, mais la découverte d’un herbivore inédit dans l’Oriental apporte un éclairage nouveau sur les écosystèmes anciens de la région.

Les chercheurs soulignent que cette trouvaille confirme que l’est du Maroc constituait un habitat important pour plusieurs espèces de dinosaures, complétant ainsi les connaissances déjà établies sur les grands prédateurs et les « géants des rivières » découverts ailleurs dans le pays.

La découverte est le fruit de plusieurs années de fouilles et de prospections menées dans la zone de Tendrara. Les équipes ont progressivement extrait des fragments osseux fragiles, nécessitant des techniques de conservation avancées.

Les travaux d’étude du squelette se poursuivent toujours. Les chercheurs ont adopté une approche en plusieurs étapes qui combine la reconstruction minutieuse du fossile à l’aide de scans 3D, l’analyse de la densité osseuse et des caractéristiques physiologiques, ainsi que l’examen des sédiments environnants afin de reconstituer le climat, la flore et les conditions environnementales du Crétacé. L’ensemble de ces méthodes permet de situer précisément l’espèce dans l’arbre évolutif des dinosaures et d’en comprendre le mode de vie avec une précision accrue.

Une espèce inconnue datant de plus de 100 millions d’années

Le professeur Lahbib Boudchiche, responsable du projet, souligne que les résultats définitifs feront l’objet d’une publication scientifique internationale une fois les analyses achevées. Il rappelle que le travail est encore en cours et que plusieurs étapes restent à franchir avant de pouvoir dévoiler l’ensemble des conclusions.

Une fois restauré et étudié, le squelette sera exposé au Musée universitaire d’archéologie et du patrimoine de la Faculté des sciences d’Oujda. Cette exposition offrira aux étudiants, aux chercheurs et au grand public une occasion unique d’observer un spécimen rare, témoin d’un passé vieux de millions d’années. Selon Europe Africa, cette initiative devrait renforcer l’attractivité scientifique et culturelle de la région, tout en mettant en valeur un patrimoine naturel exceptionnel qui continue de susciter l’intérêt de la communauté internationale.

Source de l’article : H24info

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