« Ce geste vient d’ailleurs » au Palais Bahia : Une célébration de l’art contemporain émergent africain
Cet événement réunit dix artistes émergents du Maroc et d’Afrique de l’Ouest francophone.
Exposition : Dans le cadre de la Foire d’art contemporain 1-54 de Marrakech, l’Association Bassma présente « Ce geste vient d’ailleurs » , une exposition collective prévue au Palais Bahia à Marrakech. Celle-ci est conçue comme une traversée entre scènes émergentes du Maroc et d’Afrique de l’Ouest, et comme un geste de transmission fort.
Le palais Bahia à Marrakech s’apprête à accueillir, du 5 au 12 février 2026, une exposition inédite intitulée « Ce geste vient d’ailleurs » , une initiative artistique portée par l’association Basma. Cet événement, organisé dans le cadre du programme « What’s On » de la foire d’art 1-54 , réunit dix artistes émergents du Maroc et d’Afrique de l’Ouest francophone autour d’une question essentielle : comment les gestes circulent-ils, se déplacent-ils et se transforment-ils au fil du temps ? Curatée par Farah Maakel, chercheuse et curatrice indépendante, l’exposition met en lumière des œuvres qui transcendent les frontières géographiques et culturelles. « Cette exposition est née d’une conviction simple : une scène n’existe pleinement que lorsqu’elle accepte d’entrer dans l’espace public du regard, là où les récits circulent, se discutent, se confrontent et deviennent lisibles. La présence de cette scène dans le temps fort de 1:54, à travers le » What’s On « , n’est pas un signe mondain, c’est une manière d’affirmer que l’émergence mérite mieux que des périphéries » , indiquent les organisateurs. Et d’ajouter : « Elle mérite des lieux, des cadres, une exigence. Elle mérite sa place. Ce geste vient d’ailleurs réunit dix artistes autour d’une question directrice : » comment les gestes circulent-ils, se déplacent-ils et se transforment-ils au fil du temps? « . Ici, » ce qui se transmet n’appartient ni au récit écrit ni à des catégories figées « ; cela passe » par l’usage, la matière « , et par des formes de connaissance où » le symbolique et le rituel tiennent une place discrète mais active « . A travers cette exposition, les artistes explorent des thématiques telles que les mutations des paysages, les pratiques artisanales et les usages domestiques, tout en mettant en avant des matériaux porteurs de mémoire et de symbolisme. Filets de pêche, tongs usées, images superposées : ces éléments du quotidien sont transformés en œuvres d’art qui dialoguent entre le visible et l’invisible.
Des artistes émergents au cœur de la création
Parmi les artistes exposés, on trouve des talents prometteurs tels que Fatine Arafati, qui réinterprète les récits historiques et culturels à travers la sculpture et la peinture, ou encore Issam Fariane, dont les dessins à l’encre de Chine explorent des réflexions sociétales et philosophiques. D’autres artistes, comme Soukaina Bouali et Tesprit, interrogent la condition humaine et la mémoire à travers des matériaux du quotidien, tandis que Xaadim et Mélanie Ebtissem Defoin explorent la photographie comme un langage intime et poétique.
Association Basma : Un tremplin pour la création émergente
Fondée par le regretté Ilyass Alami Afilal, l’association Basma s’est donné pour mission de soutenir et promouvoir les jeunes talents marocains et africains. Depuis sa création, elle a accompagné près de 350 artistes émergents, leur offrant des opportunités de professionnalisation, de visibilité et de dialogue avec le marché de l’art. L’exposition » Ce geste vient d’ailleurs « s’inscrit dans cette dynamique, transformant la solidarité en tremplin et la création en une énergie vitale qui se propage.
Source de l’article : Aujourd'hui le Maroc



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