Porté par l’IRD, le projet TAPS (Transdisciplinary Approaches as Pathways to Sustainability) fournit à des jeunes chercheurs marocains et français des connaissances théoriques et des compétences transversales en sciences de la durabilité qui font défaut dans leurs cursus universitaires respectifs. Témoignages de lauréats 2025.

Le Maroc entre dans une nouvelle ère démographique. D’après les dernières statistiques, le nombre de personnes âgées de 60 ans et plus connaîtra une augmentation spectaculaire au cours des prochaines décennies. En 2024, cette population représente 13,8 % des Marocains, mais elle pourrait atteindre 22,9 % en 2050, surpassant pour la première fois la part des enfants de moins de 15 ans, estimée à 19 %.   Concrètement, le pays comptera environ 6 millions de personnes âgées en 2030, soit une hausse de près de 20 % par rapport à 2024, avant d’atteindre près de 9,7 millions en 2050, soit presque le double du nombre actuel. Ce vieillissement est plus marqué dans les zones urbaines, où la proportion de seniors passera de 13,9 % à 22,1 % entre 2024 et 2050, en raison notamment de la migration des jeunes vers les villes. Dans les zones rurales, l’évolution sera plus lente en nombre absolu, mais le poids relatif des personnes âgées atteindra 25,1 %, du fait du départ des jeunes et du recul de la natalité.   L’étude souligne également que l’indice de vieillissement, qui mesure le nombre de personnes âgées pour 100 enfants, passera de 52 en 2024 à 120 en 2050, soit un doublement en seulement 25 ans. Ce phénomène aura un impact direct sur l’économie : le taux de dépendance des personnes âgées, qui compare le nombre de seniors à la population active (15-59 ans), devrait passer de 22,8 % en 2024 à 39,4 % en 2050. Dans les zones rurales, il pourrait même atteindre 46,6 %, révélant la pression croissante sur les familles et les systèmes de soutien informels.   Ces évolutions auront des répercussions considérables sur les finances publiques, en particulier sur les retraites, la santé et les politiques sociales. Les infrastructures urbaines et rurales devront s’adapter pour répondre aux besoins spécifiques des personnes âgées, tandis que l’éducation, l’emploi et l’intégration des jeunes resteront des priorités stratégiques.   La note de la Mise à jour démographique insiste sur le fait que la gestion de ce vieillissement doit aller au-delà de la simple prise en charge. Il s’agit de reconnaître les droits et l’autonomie des personnes âgées, de réformer les systèmes de retraite, d’élargir la couverture sociale, de renforcer les infrastructures de santé et de soutenir les familles. Une approche proactive et intégrée pourrait transformer le défi du vieillissement en opportunité pour construire une société plus solidaire et équitable entre les générations.

Les plaines gorgées d’eau. Les sommets de l’Atlas recouverts d’un manteau blanc épais. Cet hiver tranche avec les saisons précédentes, dominées par la sécheresse. Dans certaines zones montagneuses, la neige a dépassé les 80 centimètres, frôlant parfois le mètre. Les barrages reprennent des couleurs. Les nappes phréatiques montrent des signes de recharge.   Un soulagement immédiat, mais fragile   Sur le terrain, les effets sont rapides. L’agriculture, éprouvée par plusieurs campagnes difficiles, retrouve une marge de manœuvre. Les cultures pluviales respirent. Les pâturages se régénèrent. Dans les zones rurales comme urbaines, les réserves d’eau offrent un peu de répit.   La biodiversité, notamment en altitude, profite aussi de cet apport hydrique. Les écosystèmes reprennent vie après une longue période de stress. Mais derrière cet optimisme, une interrogation persiste. Ces précipitations annoncent-elles un retour à la normale ou un épisode isolé ?   Une mécanique atmosphérique connue   Du côté des météorologues, le discours se veut mesuré. Selon la Direction générale de la météorologie, cette séquence s’inscrit dans une configuration atmosphérique bien identifiée. En cause d’abord, le recul de l’anticyclone des Açores. Ce système de haute pression, très présent ces dernières années, bloquait l’arrivée des perturbations atlantiques vers le Maroc. Son affaiblissement a rouvert le couloir de l’humidité océanique.   Autre facteur déterminant : l’abaissement du courant-jet. En descendant vers les latitudes marocaines, ce puissant flux de haute altitude a facilité l’entrée des dépressions. Le choc avec l’air froid polaire, combiné au relief de l’Atlas, a favorisé d’importantes chutes de neige. Un enchaînement peu fréquent, mais loin d’être mystérieux.   Pas de conclusion hâtive   Les experts restent prudents. Ces épisodes relèvent encore de la variabilité naturelle du climat méditerranéen. Une saison humide ne suffit pas à effacer une tendance installée depuis plus d’une décennie. Le changement climatique, lui, reste un paramètre de fond. Il accentue les extrêmes, sans permettre de tirer des conclusions sur une seule année.   La séquence actuelle offre donc un répit bienvenu à un pays sous pression hydrique. Mais elle ne signe pas, à ce stade, un tournant climatique. Les prochaines saisons seront décisives. En attendant, un mot d’ordre s’impose : gérer l’eau avec rigueur, sans céder à l’illusion d’un retour durable à l’abondance.

L’Office national des Aéroports (ONDA) vient de mettre en service un Airport Operational Center (APOC) à l’aéroport international Mohammed V de Casablanca. Ce centre stratégique marque une avancée structurante dans l’organisation opérationnelle du premier aéroport du Royaume et contribuera à la fluidité durant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025 et les grands événements internationaux […]

Le Maroc est profondément attaché à une vision globale de l’action internationale fondée sur la promotion de la paix, de la sécurité et du développement, dans le respect de l’intégrité territoriale des États, des principes de bon voisinage et de la non-ingérence dans les affaires internes des pays. Cette vision s’accompagne d’un appel constant à […]