CAN 2025 : un rayonnement continental devenu global
Au‑delà d’un tournoi, l’édition marocaine de la CAN a représenté une scène mondiale pour le continent. La réussite logistique, médiatique et symbolique a opéré comme une vitrine planétaire d’une Afrique qui n’est plus seulement regardée, mais écoutée, admirée et prise au sérieux.
L’Afrique a souvent été reléguée dans les récits internationaux à travers le prisme des crises ou des défis structurels. En revanche, les succès — surtout ceux qui nécessitent une coordination complexe, des standards élevés et une vision globale — ont trop longtemps été interprétés comme des exceptions.
La CAN 2025 vient bousculer ce paradigme. En orchestrant une Coupe d’Afrique des Nations qui a impressionné par sa fluidité organisationnelle, son accueil sans faille et sa portée médiatique, le Maroc a mis en scène une Afrique crédible et performante, non seulement pour elle‑même mais aux yeux du monde entier. Dès ses premières heures, cette édition a suscité une couverture internationale inhabituelle par son ton. Loin des clichés habituels, de nombreux médias ont salué la qualité de l’événement.
The Washington Post a évoqué une organisation « qui redéfinit ce que l’on peut attendre d’un grand tournoi » , soulignant la précision logistique et l’hospitalité marocaine.
Le quotidien sportif argentin Olé a décrit une CAN capable de « projeter une Afrique maîtrisée, moderne et inspirante » . À Pékin, les médias comme China.org.cn ont salué l’exceptionnelle performance des Lions de l’Atlas et l’organisation impeccable, parlant d’un « moment africain historique » après la qualification historique de l’équipe nationale en finale du tournoi. Cette couverture, provenant de zones culturelles et géographiques très différentes, dépasse la simple jauge journalistique d’un événement sportif pour traduire une reconnaissance de l’Afrique comme acteur capable de produire et de porter des projets d’envergure.
Une organisation qui parle avant tout
Ce rayonnement repose sur une performance concrète et mesurable par des stades modernes répondant aux normes internationales, un maillage urbain sécurisé, des lignes de transport coordonnées, des centres de presse ultramodernes, des hôtels et services adaptés à des délégations internationales. Tous ces éléments, qui pourraient sembler techniques, sont en réalité des marqueurs de crédibilité institutionnelle.
Cette réussite a trouvé un écho particulier dans la presse internationale, où journalistes et commentateurs ont relevé la qualité de la préparation et la maîtrise des dispositifs d’accueil.
En Europe, plusieurs titres sportifs ont noté que la CAN 2025 s’est déroulée « avec un professionnalisme souvent réservé aux Coupes du monde » . Des médias d’Asie et des agences mondiales ont commenté la capacité du pays à gérer des flux humains massifs sans engorgement ni incidents majeurs, soulignant l’intérêt grandissant du public mondial pour ce tournoi.
Un héritage médiatique global
Le Main Media Centre (MMC) installé à Rabat mérite une mention particulière dans ce récit. Conçu pour répondre aux exigences des professionnels de l’information venus du monde entier, il a permis une couverture en temps réel de la compétition dans des conditions optimales. Plus de 3.800 journalistes et médias internationaux étaient accrédités, certains installant des directs quotidiens, des chroniques et des analyses de fond, signe d’une couverture mondiale sans précédent pour une CAN.
Pour des journalistes habitués à travailler dans des contextes parfois difficiles ou instables, cet espace a représenté non seulement un confort technique, mais aussi une preuve tangible que l’Afrique pouvait offrir des plateformes médiatiques de classe mondiale.
Cette réussite a été saluée par la communauté internationale, qui y voit un modèle à reproduire pour d’autres compétitions continentales et internationales. Ce positionnement médiatique influence non seulement la manière dont l’Afrique est perçue, mais aussi la façon dont elle est couverte. Et les retombées vont bien au‑delà du domaine sportif.
Les commentaires positifs sur l’organisation renforcent l’attractivité du continent pour les investisseurs, les touristes et les institutions internationales. Le fait que cette édition ait attiré un record d’accords de diffusion dans plus de 30 territoires européens, avec une présence significative sur des chaînes libres comme Channel 4 au Royaume‑Uni, en est une illustration concrète, témoignant de l’intérêt planétaire pour le football africain.
Effet d’entraînement pour le continent
L’impact de cette réussite ne se limite pas au Maroc. Il a des répercussions sur toute l’Afrique. D’autres pays disposent désormais d’une référence tangible, un exemple concret d’organisation réussie, qui donne à penser qu’une Coupe du monde, un sommet international ou un grand forum économique peuvent être accueillis avec le même niveau d’excellence.
Ce type de transformation est rare. Il ne suffit pas d’accueillir un événement majeur pour changer des perceptions longues et complexes. Il faut que cet accueil soit crédible, visible, positif, et amplifié par une narration internationale robuste.
La CAN 2025 a rempli ces conditions. Elle a produit des images, des discours, des récits qui émergent aujourd’hui comme autant de preuves que l’Afrique peut être une scène, et non plus un simple décor, dans les grands événements mondiaux.
En définitive, la CAN 2025 a été une performance sportive. Elle a été une fête populaire, assurément, mais elle a surtout été une plateforme de projection africaine, un moment où le continent a pu s’afficher dans un rôle positif, assumé, puissant. En réussissant cette organisation à la fois complexe et riche de sens, le Maroc n’a pas élevé son propre profil, tout en contribuant à changer la perception globale de l’Afrique.
H.K. / Les Inspirations ÉCO
Source de l’article : LesEco.ma



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