CAN 2025 : les Lions de l’Atlas prêts à dompter les Lions Indomptables
Trente-huit ans après la demi-finale frustrante de la CAN 1988 au Maroc, la sélection nationale retrouve son bourreau d’antan, le Cameroun, cette fois à l’occasion d’un quart de finale continental. Pour les Lions de l’Atlas, l’enjeu dépasse largement la qualification. Il s’agit de briser un plafond de verre mental. Si le Maroc de Walid Regragui domine le classement FIFA africain et impressionne par sa maîtrise du ballon – plus de 70% de possession lors du huitième face à la Tanzanie –, il se heurte à une sélection camerounaise rajeunie et animée par de grandes ambitions. Portée par un Brahim Díaz en état de grâce, auteur de quatre buts en quatre matchs, et par un Achraf Hakimi retrouvé, la sélection nationale doit démontrer qu’elle a définitivement abandonné ses doutes pour revêtir l’armure d’un prétendant au sacre.
La tâche s’annonce toutefois ardue face à un Cameroun qui semble se nourrir de l’adversité. Arrivés au Maroc dans un climat de crise, marqué par l’éviction de cadres historiques comme André Onana et Vincent Aboubakar, les hommes de David Pagou ont déjoué tous les pronostics. Là où certains annonçaient un groupe en fin de cycle, l’équipe s’est révélée un bloc d’une résilience impressionnante. Passés maîtres dans l’art de la survie, les Lions Indomptables affichent la possession la plus faible des quart-de-finalistes, mais une efficacité clinique, incarnée par le jeune prodige Christian Kofane, révélation du tournoi, et par le métronome Bryan Mbeumo.
Le contraste tactique promet une véritable partie d’échecs. Regragui, malgré l’absence préjudiciable de Azzedine Ounahi au milieu, devrait rester fidèle à son identité : un jeu de position soigné, des circuits de passes répétés et une pression constante sur les ailes. En face, le Cameroun de Pagou dressera un mur. Compacts, puissants et redoutables en transition, les quintuples champions d’Afrique excellent dans le rôle du prédateur tapi dans l’ombre, prêt à sanctionner la moindre erreur technique marocaine. Entre la quête de revanche des uns et la force de l’habitude des autres, ce choc des titans dira lequel des deux félins est le véritable roi de la jungle africaine en 2026.
Source de l’article : Le Matin.ma



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