CAN 2025: le Sénégal en demi-finale après un match costaud face au Mali
De notre envoyé spécial à Tanger,
Cette fois, la solidarité et toute la volonté des Maliens, magnifiques de courage et de résistance, n’ont pas suffi. Une nouvelle fois à 10 contre 11 pour la troisième fois en quatre matchs, les Aigles ont cédé pour la première fois dans cette CAN face au Sénégal. À onze contre onze, le Mali n’avait déjà pas les faveurs des pronostics, à dix, seul un miracle pouvait sauver les Maliens. Il a failli avoir lieu, car, le Sénégal n’a jamais pu marquer ce second but qui l’aurait définitivement mis à l’abri.
Il y a eu ce sentiment à Tanger que le match était peut-être plié lorsque le capitaine malien Yves Bissousma a écopé de son deuxième carton jaune, synonyme d’exclusion à quelques secondes de la mi-temps (45e).
Les Lions maladroits
À ce moment, le Sénégal était déjà devant grâce à Iliman Ndiaye. Le joueur d’Everton, au départ de l’attaque initiée par les Lions, se retrouvait à la conclusion, bien aidé par une faute de main de Djigui Diarra sur le centre de Krépin Diatta (27e).
Quasi irréprochable depuis le début de la CAN, héros lors des tirs au but en huitièmes de finale contre la Tunisie, le gardien malien permet aux Sénégalais d’être devant. Les Lions avaient jusque-là tenu le ballon, sans être réellement menaçants, même s’ils avaient une insolente possession (70% contre 30 à la 30e minute) étouffant les Maliens qui n’arrivaient pas à sortir de leur camp.
Les hommes de Tom Sainfiet ont du mal en effet à construire le jeu, abusent des longs ballons, sont obligés de sauter le milieu de terrain, jadis force inépuisable des Aigles. Heureusement, le jeu de déviation de Lassine Sinayoko fait du bien. L’Auxerrois, seul buteur malien dans cette CAN (trois buts), est un pivot fiable avec lequel ses coéquipiers construisent quasiment leurs offensives.
Comme face aux Comores et à la Tunisie, à 10 contre 11, les Maliens, menés cette fois, semblent presque transformés. Ils sont plus dangereux en seconde période avec Diaby qui oblige Edouard Mendy à effectuer une parade décisive (57e) pour la plus grosse occasion malienne.
Diarra, le mur de Bamako
Mais si les hommes de Saintfiet sont restés en vie aussi longtemps, c’est aussi grâce aux parades de Djigui Diarra. Successivement, le portier des Young Africans s’interpose sur les frappes de Gana Guèye (49e), Mané (66e) et sur une tête de Pathé Ciss (67e). Le même Ciss est revenu le défier en face-à-face, mais a encore perdu le duel (77e).
Bien que dominateur, le Sénégal n’arrive pas à faire le break et n’est pas à l’abri d’un exploit malien. Pape Thiaw décide de mettre du sang neuf avec les entrées de Chéridf Ndiaye et Ibrahim Mbaye après celles de Pathé Ciss et Lamine Camara.
Décisif quasiment à chacune de ses entrées, le jeune parisien aura mis du sien pour donner le ballon du break, mais Diarra avait décidé d’ériger le mur de Bamako. Impressionnant !
Le Sénégal a quelque peu souffert, mais s’est qualifié pour la septième fois en demi-finale de la CAN, la troisième lors des quatre dernières éditions. Il sera face au vainqueur du quart de finale entre l’Égypte et la Côte d’Ivoire qui se joue ce samedi à Agadir.
Source de l’article : RFI



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