CAN 2025 : l’arbitre de la finale traduit en justice au Maroc ?
Au Maroc, un député a en effet publiquement réclamé que l’arbitre de la rencontre, le Congolais Jean-Jacques Ndala, soit traduit en justice, une sortie aussi spectaculaire que révélatrice du climat post-finale.
Au lendemain du sacre sénégalais à Rabat, la frustration est immense dans le pays hôte. Alors que la CAN devait consacrer le Maroc après cinquante ans d’attente, la défaite en finale, sur fond de décisions arbitrales contestées et de scénario chaotique, laisse place à une colère diffuse. Lors d’une session parlementaire, un élu marocain a ainsi exigé des poursuites contre l’arbitre, l’accusant ouvertement de « collusion » ou de « graves manquements » . Dans une déclaration qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux, il va jusqu’à affirmer : « Il a fait voler en éclats notre rêve, il doit être jugé et condamné ici. » Un député marocain évoque de la sorcellerie
Plus troublant encore, le député évoque des thèses irrationnelles, suggérant que les joueurs sénégalais auraient eu recours à des pratiques mystiques pour influencer le match. Il relie ces insinuations au moment où le Sénégal a brièvement quitté la pelouse après le penalty litigieux, estimant que l’arbitre aurait dû, selon lui, attribuer immédiatement la victoire au Maroc. La décision de reprendre le match est qualifiée d’ « illogique » .
Ces accusations extrêmes s’inscrivent dans un contexte déjà tendu. Avant même le tournoi, la CAN 2025 était contestée au Maroc pour ses coûts jugés excessifs, notamment en comparaison avec les besoins en santé ou en éducation. La finale perdue agit comme un catalyseur.
Pendant ce temps, le Sénégal savoure un deuxième titre continental, après celui de 2021. Le Maroc, lui, voit s’allonger une attente interminable depuis 1976. Mais avec cette sortie parlementaire, la polémique franchit un seuil inédit, transformant une défaite sportive en affaire quasi judiciaire.
Pour résumer
Après la finale perdue de la CAN 2025 face au Sénégal, la polémique prend une tournure politique au Maroc. Un député réclame que l’arbitre Jean-Jacques Ndala soit jugé, l’accusant de collusion et évoquant même sorcellerie, illustrant un climat de frustration et de déni après la défaite.
Source de l’article : Onze Mondial



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