« Book Club Le Matin » : Ouverture des soirées ramadanesques avec la poétesse Widad Benmoussa
Le « Book Club Le Matin » a donné le coup d’envoi de son programme culturel spécial Ramadan par une soirée consacrée à la poésie, organisée à l’hôtel Sofitel à Rabat. Cette première rencontre a mis à l’honneur la poétesse marocaine Widad Benmoussa lors d’un échange animé par l’écrivain et critique Mounir Serhani, en présence d’un public composé de lecteurs, d’écrivains et d’acteurs du monde culturel.
En ouverture, Mounir Serhani a salué l’initiative du Groupe « Le Matin » à travers son « Book Club » , soulignant l’importance de tels rendez-vous dans un contexte où la poésie et le livre disposent de peu d’espaces de rencontre avec le public. Il a estimé que ces initiatives contribuent à nourrir le débat culturel et à ouvrir un dialogue autour de l’écriture, de la mémoire et des questions esthétiques qui traversent la création contemporaine.
La rencontre a également été l’occasion de revenir sur le parcours littéraire de Widad Benmoussa, figure reconnue de la poésie marocaine contemporaine. L’autrice compte plus de treize recueils de poésie, dont plusieurs ont été traduits en différentes langues, notamment en français et en espagnol. Elle participe régulièrement à des festivals et rencontres littéraires au Maroc et à l’étranger.
Au fil de l’échange, la poétesse est revenue sur les origines de son rapport à l’écriture, évoquant son enfance à Ksar El-Kébir et la bibliothèque familiale qui a nourri très tôt sa passion pour la lecture et la littérature, une relation qui l’a progressivement conduite vers la poésie, qu’elle a commencée à écrire dès son plus jeune âge.
Elle a, également, évoqué Tanger, ville où elle s’est installée et qu’elle considère comme un espace déterminant dans son parcours créatif. La présence de la mer et l’histoire culturelle de la ville, marquée par le passage d’écrivains et d’artistes, ont constitué pour elle une source majeure d’inspiration.
La discussion s’est ensuite concentrée sur son ouvrage « Fi Tadam » , publié aux éditions Al-Fassila à Tanger. Le livre prend la forme de correspondances poétiques adressées à des figures marquantes de la littérature, de la musique et des arts, parmi lesquelles Marina Tsvetaïeva, Rocío Jurado, Marilyn Monroe, Édith Piaf, Fairouz, Marcel Khalifé, Charles Aznavour, Frida Kahlo ou encore Modigliani.
L’ouvrage comprend également des lettres adressées à plusieurs figures majeures de la littérature arabe et internationale, dont Mohamed Choukri, Mohamed Khaïr-Eddine, Mahmoud Darwich, May Ziadé, Anna Akhmatova et Nikos Kazantzakis. Le recueil s’accompagne d’un dispositif visuel composé de cartes artistiques réalisées par la poétesse elle-même.
La soirée a, également, été ponctuée de lectures poétiques. Widad Benmoussa a notamment interprété un texte extrait de l’un de ses premiers recueils, Je joue avec cet âge, ainsi qu’une lettre poétique adressée à Charles Aznavour.
En parallèle de la rencontre littéraire, la chanteuse marocaine Leïla El Mrini, accompagnée de son groupe musical, a proposé une parenthèse musicale inspirée du patrimoine marocain, mêlant musique andalouse et répertoire du Malhoun, dans l’esprit des soirées ramadanesques.
La rencontre s’est conclue par une intervention de Ali Alaoui Sossey, directeur du « Book Club Le Matin » , qui a salué la participation du public et des invités, tout en rappelant que cette initiative se veut un espace de dialogue entre écrivains, artistes et lecteurs, appelé à se poursuivre à travers de nouvelles rencontres ramadanesques.
Source de l’article : Le Matin.ma



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