Avec Cizeron, Fournier Beaudry, Chock, Bates… L’envers du décor de la danse sur glace sur Netflix
Drôle, inattendu, impressionnant ou émouvant ; autant de qualificatifs qui collent au documentaire Danse sur glace : l’éclat de l’or(Ice dancing : glitter & gold), disponible à partir de dimanche matin sur Netflix. Une plongée dans le quotidien de trois des meilleurs couples mondiaux, qui se disputeront le titre olympique aux Jeux de Milan-Cortina (6-22 février). « Nous savions depuis le début que nous voulions mettre en lumière trois équipes de danse sur glace pour ce projet et, idéalement, trois équipes représentant des pays différents, explique Katie Walsh, la réalisatrice américaine qui avait déjà signé Le Nouvel Essor, le documentaire sur Simone Biles. Madison Chock et Evan Bates (USA), Piper Gilles et Paul Poirier (CAN) étaient des choix évidents puisqu’ils étaient les deux meilleurs couples lors des Mondiaux 2025. Dès que nous avons appris que Guillaume Cizeron et Laurence Fournier Beaudry prévoyaient de patiner ensemble, nous avons espéré qu’ils seraient intéressés pour partager leur histoire. La combinaison de ces trois binômes, avec leur parcours et leur style de patinage différents, permet d’offrir un aperçu complet. » De fait, ces profils variés jouent énormément dans la narration des trois épisodes, qui ne se concentrent pas chacun sur l’un des couples, mais correspondent à un découpage dans le temps. « Mon objectif principal pour ce film était de donner aux spectateurs des raisons de soutenir et de s’intéresser à chacun de nos six patineurs. J’espère qu’il leur permettra de découvrir et de mieux apprécier un sport que beaucoup ne suivent pas en dehors des Jeux » , prolonge Katie Walsh.
C’est l’un des atouts du documentaire : chacun des couples donne de lui et se révèle sur des points très précis. Mariés à la ville, Madison Chock et Evan Bates arrivent à l’entraînement avec des poussettes pour… leurs chiens. Sur un ton beaucoup moins joyeux, Piper Gilles évoque le décès de sa mère ou ce cancer des ovaires qu’on lui a diagnostiqué le jour de son anniversaire, le 16 janvier 2023, et qui, opéré très vite, lui permet d’être en rémission. Quant à Laurence Fournier Beaudry, elle révèle ces phases d’anorexie et de boulimie qui ont parsemé son adolescence.
Les trois femmes témoignent du diktat de l’image qui règne encore trop dans le milieu suranné de la danse sur glace. Mais elles s’en affranchissent aussi, au même titre que leurs partenaires masculins, dont deux, Guillaume Cizeron et Paul Poirier, évoquent leur homosexualité et la liberté gagnée le jour où ils ont fait leur coming out.
Ces six-là imposent une autre vision de leur discipline et c’est passionnant. Souvent, en comparaison directe avec l’artistique, on a tendance à considérer la danse sur glace comme un joli bal, où la dimension technique existe évidemment, mais n’éclate pas aux yeux des néophytes. Là, les images dévoilent des corps sculptés par la musculation, la préparation physique qui n’est pas supplantée par la quête artistique et chorégraphique. On n’occulte pas les blessures physiques, autant que celle des âmes. « Tout le monde fait des sacrifices pour réaliser son rêve » , résume Piper Gilles.
Une saison riche en rebondissements
Katie Walsh a suivi ses personnages tout au long de l’année dernière, jusqu’à la Finale du Grand Prix au Japon, où les trois couples étaient en lice, pour la première et la dernière fois avant l’explication ultime prévue à Milan. « La danse sur glace a la réputation d’être un peu prévisible, car les places en tête du classement sont rarement bouleversées, souligne la réalisatrice. Pourtant, cette saison a été riche en rebondissements : de la formation du duo Guillaume et Laurence aux polémiques autour du jugement, chaque épreuve a présenté son lot d’imprévus qui ont tenu le public en haleine. Tant pour nous, les cinéastes, que pour les spectateurs. » Et c’est aussi l’un des attraits de ce documentaire.
Source de l’article : L'Équipe



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